L’intelligence artificielle, moteur de transformation de l’arbitrage commercial en Afrique
Lors de la conférence conjointe organisée par le Conseil International pour l’Arbitrage Commercial et le Centre International d’Arbitrage de Kigali le 5 juin 2025, la présidente de la Cour suprême du Rwanda, Domitilla Mukantaganzwa, a souligné le rôle crucial de l’intelligence artificielle dans la modernisation de l’arbitrage commercial en Afrique. Elle a mis en avant les opportunités offertes par l’IA pour accélérer les procédures, réduire les coûts et renforcer l’efficacité des systèmes judiciaires sur le continent.
Madame Mukantaganzwa a mis en avant les efforts du Rwanda pour intégrer l’arbitrage dans son système judiciaire. Elle a souligné que le pays a entrepris des réformes délibérées pour faire de l’arbitrage une composante crédible et intégrale de son système de justice. Elle a mentionné le Centre International d’Arbitrage de Kigali comme une institution clé dans ce parcours.

Le ministre rwandais de la Justice, Emmanuel Ugirashebuja, a souligné le rôle crucial de l’intelligence artificielle dans la modernisation de l’arbitrage commercial en Afrique. Il a mis en avant les opportunités offertes par l’IA pour accélérer les procédures, réduire les coûts et renforcer l’efficacité des systèmes judiciaires sur le continent.
Le ministre a identifié plusieurs tendances clés de l’IA qui redéfinissent l’arbitrage à l’échelle mondiale et gagnent du terrain dans les systèmes juridiques africains. Parmi celles-ci, la gestion de cas assistée par IA permet d’automatiser la révision de documents, l’analyse des dossiers et les tâches procédurales, réduisant ainsi le temps et les coûts associés à la résolution des litiges. De plus, l’analyse prédictive offre la possibilité d’anticiper les résultats potentiels en se basant sur des décisions arbitrales antérieures, aidant ainsi les parties à évaluer les risques et à prendre des décisions éclairées avant d’entamer une procédure.
Toutefois, Emmanuel Ugirashebuja a averti que l’adoption de l’IA doit se faire de manière responsable, en tenant compte des défis éthiques et juridiques tels que les biais, la transparence et la responsabilité. Il a salué les initiatives d’institutions comme le Chartered Institute of Arbitrators qui élaborent des lignes directrices pour une utilisation responsable de l’IA.
La conférence a également mis en lumière les efforts du Rwanda pour intégrer l’arbitrage dans son système judiciaire. La présidente de la Cour suprême, Domitilla Mukantaganzwa, a souligné que le pays a entrepris des réformes délibérées pour faire de l’arbitrage une composante crédible et intégrale de son système de justice. Elle a mentionné le Centre International d’Arbitrage de Kigali comme une institution clé dans ce parcours.
Cette conférence a servi de plateforme pour discuter de l’intégration de l’IA dans l’arbitrage commercial en Afrique, mettant en avant les opportunités et les défis associés. Les discussions ont souligné la nécessité d’une adoption responsable de l’IA, tout en reconnaissant son potentiel pour transformer la résolution des litiges commerciaux sur le continent.

