Le Rwanda et la RDC ont signé un accord de paix en présence de Marco Rubio
A Washington ce 27 juin 2025, les ministres des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe, et de la RDC, Thérèse Kayikwamba Wagner, ont signé un accord de paix , sous l’égide du Secrétaire d’État américain Marco Rubio.
Le respect de l’intégrité territoriale, la cessation des hostilités, le désarmement et la démobilisation des groupes armés, notamment l’éradication des FDLR, et la facilitation du retour des réfugiés, et la cessation des discours de haine, tels sont les points et engagements au cœur de cet accord.
De son côté, le Rwanda devra lever ses mesures défensives après que les FDLR soient neutralisés, puis l’accueil des combattants rapatriés, assurer leur démobilisation et réintegration.
Lors de la cérémonie, Olivier Nduhungirehe a rendu hommage au rôle personnel du président Donald Trump, ainsi qu’à celui de Marco Rubio, de Massad Boulos et du Qatar, précisant que leur soutien avait été décisif, d’abord pour la déclaration de principes signée en avril, puis pour l’accord final de juin.
Le cœur du texte porte sur la mise en place d’un mécanisme permanent de coordination sécuritaire, fondé sur un Concept of Operations (CONOPS) déjà défini, et dont l’exécution doit débuter sans délai. La RDC commencera immédiatement les opérations de neutralisation des FDLR, synchronisées avec la levée progressive des mesures défensives rwandaises.
Malgré l’enthousiasme diplomatique, des doutes subsistent. Sur le compte X de la présidence de la RDC, l’accent semble mis sur le retrait des troupes rwandaises, sans mentionner les engagements de désarmement, de rapatriement et de coordination sécuritaire et de cessasion des discours de haine. Cette omission soulève des interrogations sur la volonté réelle du président Tshisekedi de faire appliquer tous les volets de l’accord.
De plus, l’existence de combattants FDLR intégrés aux FARDC complique la perspective d’une neutralisation efficace sans volonté politique forte. A ne pas oublier aussi les attaques ciblées en mars et mai 2022, sur le territoire rwandais, notamment dans les secteurs de Kinigi et Nyange du district de Musanze et celui de Gahunga dans le district de Burera ayant causé des pertes en vies humaines et des dégâts matériels énormes.

