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Six chefs d’accusation pour Victoire Ingabire: du complot contre l’Etat à la cyber‑propagande

Six chefs d’accusation pour Victoire Ingabire: du complot contre l’Etat à la cyber‑propagande
Ingabire nie toutes les accusations - Photo Imvaho Nshya
  • Six accusations dont conspiration, incitation, cybercriminalité  
  • Ingabire refuse les charges et demande une libération sous caution 
  • La décision sur sa mise en liberté est attendue le 18 juillet 2025

Le Tribunal de base de Kicukiro a tenu le 15 juillet 2025 l’audience sur la détention préventive de Victoire Ingabire Umuhoza, poursuivie pour plusieurs infractions graves. Ingabire conteste toutes les accusations et sollicite sa libération sous caution, alors que le parquet plaide pour son maintien en détention en attendant le procès.

Représentation légale

La défense dénonce le refus de l’Ordre des Avocats d’agréer son conseil, une avocate kényane, estimant que cela viole le droit à une défense équitable. Ingabire affirme que ce refus lui a retiré son droit à être représentée. La défense de Victoire Ingabire Umuhoza est assurée par Me Gatera Gashabana. Le parquet invoque l’article 106 du Code de procédure pénale pour justifier le délai, qui permet d’engager des investigations complémentaires.

Six chefs d’accusation

Ingabire est poursuivie pour organisation criminelle, conspiration contre l’État, incitation à la désobeissance civile, résistance à l’autorité, participation à des réunions illegales, diffusion de fausses informations, y compris en ligne (article 39 sur la cybercriminalité). Ingabire rejette tout en bloc: « Je nie toutes les accusations, je suis une mère, rwandaise, femme politique; je ne souhaite aucun mal à mon pays. »

Le parquet affirme qu’Ingabire, via son parti non reconnu DALFA‑Umurinzi, a organisé des cours d’anglais sur Jitsi — couverts de manœuvres de mobilisation subversive, inspirées par l’activiste serbe Srdja Popovic. Une séance aurait apparemment fait référence au guide de Srdja Popović sur le renversement des régimes.

Chèques, WhatsApp, et témoignages d’un ex‑employé (Boniface Nzabandora) viendraient corroborer son rôle. Des liens supposés à des groupes responsables des attaques de Kinigi en 2019 sont également évoqués.

L’instruction inclut des enregistrements audio de séances début 2021, des échanges entre Ingabire et Cassien Ntamuhanga (condamné pour terrorisme), ainsi que des témoignages sur la fourniture de téléphones pour organiser des manifestations à Kigali. Ses interventions médiatiques via Umubavu TV durant la pandémie sont aussi citées comme propagande.

Demande de caution

Ingabire affirme ne pas avoir orchestré ces séances; les téléphones distribués auraient servi à la communication politique, non à la subversion. Elle conteste la validité des preuves, soulignant l’absence de poursuite dès 2021. Disposée à rester en liberté sous caution. Elle insiste ne pas constituer un risque de fuite. Sa coopération continue est soulignée par l’avocat.

La décision sur sa mise en liberté sous caution est attendue le 18 juillet 2025.

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