Paul Kagame à Riyad: la confiance publique passe par des résultats concrets
A Riyad, le Président du Rwanda, Paul Kagame a souligné que la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants ne se décrète pas. Elle se construit sur des résultats tangibles, mesurables et conformes aux attentes du peuple. Le Chef de l’État a partagé l’expérience du Rwanda, citant la responsabilité et la redevabilité comme fondements d’un leadership crédible.
Le Président Paul Kagame a affirmé que la confiance du peuple envers ses dirigeants repose sur leur capacité à livrer des résultats visibles et mesurables.
Il intervenait lors de la 9ᵉ édition du Future Investment Initiative (FII9), organisée à Riyad, en Arabie saoudite, au sein d’un panel de haut niveau intitulé « L’humanité avance-t-elle dans la bonne direction ? ».
« Le facteur le plus important du leadership, c’est la capacité de livrer. Les citoyens savent ce qu’ils attendent de nous ; notre devoir est d’y répondre concrètement », a déclaré Kagame.
Le débat, consacré au progrès mondial et au partage de la prospérité, a réuni plusieurs dirigeants, dont Mohamed Irfaan Ali, Président du Guyana, Gustavo Petro, Président de la Colombie, Edi Rama, Premier ministre d’Albanie, et Muhammad Shahbaz Sharif, Premier ministre du Pakistan. Des figures internationales comme Ray Dalio, fondateur de Bridgewater Associates, et Gianni Infantino, président de la FIFA, y ont également pris part.
Pour le Président Kagame, la crédibilité politique se mesure à la cohérence entre les paroles et les actes.
« La confiance se construit lorsque les engagements sont suivis d’effets. Les promesses non tenues détruisent la relation entre dirigeants et citoyens », a-t-il souligné.
Évoquant l’exemple du Rwanda, le Chef de l’État a rappelé que le redressement du pays après le génocide contre les Tutsi a reposé sur un changement profond de mentalité et un sens aigu de la responsabilité collective.
« Nous sommes un petit pays par la taille, mais pas par l’esprit. Personne ne viendra résoudre nos problèmes à notre place. C’est à nous d’agir d’abord », a insisté Kagame.
Le Président a également mis en garde contre une dépendance excessive vis-à-vis de la mondialisation : «On parle beaucoup de coopération et de mondialisation, mais tout commence par la façon dont on gère ses propres affaires.»
Rappelant les défis du Rwanda il y a trente ans, il a souligné la nécessité pour chaque nation de se reconstruire sur la base de la responsabilité et de la redevabilité.
« Nous avons appris à prendre soin de nos affaires, à nous rendre mutuellement responsables et à mesurer nos progrès. Cela nous a permis de préparer le terrain pour collaborer et commercer avec d’autres. »
Le Président Paul Kagame a conclu sur une note d’ouverture: « Nous connaissons nos limites, mais nous savons les contourner. Nous misons sur notre propre potentiel tout en tirant parti de ce que les autres peuvent nous apporter. »

