Les États-Unis se retirent de 66 organisations internationales sur ordre de Trump
Le président américain Donald Trump a signé mercredi un mémorandum ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales qui ne servent plus les intérêts américains, a annoncé la Maison-Blanche sur le réseau social X.
S’inscrivant dans le cadre du slogan «America First» de Donald Trump, le communiqué précise que ces entités comprennent 31 organisations relevant du système des Nations unies et 35 organisations non onusiennes.
Selon la liste publiée sur le site de la Maison-Blanche, la majorité des structures visées sont des agences, commissions et organes consultatifs liés à l’ONU, œuvrant notamment dans les domaines du changement climatique, de la gouvernance mondiale, du travail et d’autres thématiques que l’administration Trump considère comme promouvant la diversité et un agenda dit «woke».
Les États-Unis se retireront ainsi de plusieurs organismes onusiens, dont les commissions économiques et sociales de l’ONU pour l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes, l’Asie et le Pacifique, ainsi que l’Asie occidentale. Figurent également sur la liste la Commission du droit international, le Centre du commerce international et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).
Parmi les organisations non affiliées à l’ONU concernées figurent notamment le pacte pour une énergie sans carbone 24h/24, le Forum mondial de lutte contre le terrorisme, le Forum mondial sur la migration et le développement, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), ainsi que l’Accord régional de coopération pour la lutte contre la piraterie et les vols à main armée contre les navires en Asie.
Le 20 janvier marquera le premier anniversaire du second mandat présidentiel de Donald Trump. Depuis son retour à la Maison-Blanche il y a près d’un an, le président américain a annoncé son intention de quitter l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Accord de Paris sur le climat et l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).
Il a également réduit la contribution financière des États-Unis à l’ONU, mis fin à l’engagement américain au sein du Conseil des droits de l’homme des Nations unies et prolongé la suspension du financement de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).
Plus tôt dans la journée de mercredi, Donald Trump a déclaré dans un message publié sur son réseau Truth Social qu’il doutait de la capacité de l’OTAN à venir en aide aux États-Unis en cas de besoin. Cette déclaration intervient deux jours après que la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a averti qu’une éventuelle attaque militaire américaine contre le Groenland pourrait mettre fin de facto à l’alliance militaire.

