Scolarité : le taux de redoublement recule de 6 %, selon le ministre Joseph Nsengimana
Le Rwanda enregistre une baisse notable du taux de redoublement scolaire, en recul de 6 %, grâce à la mise en œuvre de programmes ciblés de rattrapage. Cette avancée a été mise en avant par le ministre de l’Éducation, Joseph Nsengimana, à l’ouverture de la conférence “Situation de l’éducation au Rwanda 2026”, organisée par le ministère de l’Éducation.

Réunissant décideurs publics et partenaires du secteur, cette rencontre vise à renforcer la qualité de l’apprentissage et la performance globale du système éducatif. Dans son allocution, le ministre a rappelé que l’éducation constitue “le moteur de la transformation nationale”, au cœur de la stratégie visant à bâtir une économie fondée sur la connaissance et l’innovation.
“Nous nous réunissons à un moment décisif du développement du Rwanda. Il ne s’agit pas seulement d’évaluer les progrès réalisés, mais d’examiner avec lucidité l’état de notre système éducatif, sur la base de données fiables et avec un engagement commun pour améliorer les résultats de chaque apprenant”, a-t-il déclaré.
Une amélioration de l’efficacité du système éducatif
Le système éducatif rwandais accueille aujourd’hui plus de 4,8 millions d’élèves, soit près d’un tiers de la population. Si le taux brut de scolarisation atteint 92,5 %, le taux net, estimé à 61 %, met en évidence les défis liés à la progression des élèves et à l’adéquation entre leur âge et leur niveau scolaire.
Dans ce contexte, la baisse du taux de redoublement apparaît comme un indicateur encourageant. Elle est attribuée notamment aux programmes de rattrapage scolaire, initiative qui permet aux élèves en difficulté de renforcer leurs acquis pendant les vacances.
“Ces résultats montrent que des actions ciblées peuvent produire des effets concrets”, a souligné le ministre.
Des investissements soutenus dans les infrastructures
Pour accompagner l’augmentation continue du nombre d’élèves, liée à la politique d’éducation pour tous, le gouvernement a intensifié ses investissements dans les infrastructures. Plus de 27 500 salles de classe ont été construites entre 2017 et 2024 afin de réduire la surcharge dans les écoles.
Les conditions d’apprentissage se sont également améliorées : 88 % des établissements sont désormais raccordés à l’électricité, 84 % ont accès à l’eau potable et le programme d’alimentation scolaire couvre 99 % des écoles.
Par ailleurs, l’enseignement préscolaire progresse, avec un taux de scolarisation atteignant 50,3 %, tandis que le taux d’abandon scolaire a reculé à 4,9 %, traduisant une meilleure rétention des élèves dans le système.
Des défis persistants
Malgré ces avancées, des défis structurels demeurent. Plus de la moitié des élèves ont un âge supérieur à celui correspondant à leur niveau scolaire, ce qui impacte la qualité des apprentissages et les taux d’achèvement.
Le ministre a également relevé que peu d’élèves terminent le cycle secondaire dans les délais prévus, soulignant la nécessité de poursuivre les réformes pour améliorer l’efficacité globale du système éducatif.
Face à ces enjeux, le gouvernement entend renforcer les programmes d’appui aux élèves et poursuivre les investissements dans le secteur.
“Lorsque nous agissons avec clarté et détermination, des résultats tangibles sont possibles”, a conclu le ministre Nsengimana, appelant à maintenir les efforts pour garantir une éducation de qualité à tous les apprenants.


