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Quels intérêts pousse-t-on à se retourner contre son pays? Le cas Nsengumukiza Prudence

Quels intérêts pousse-t-on à se retourner contre son pays? Le cas Nsengumukiza Prudence

Par la rédaction

Chaque année, au mois d’avril, le Rwanda commémore le Génocide contre les Tutsi, ce crime contre l’humanité qui a coûté la vie à plus d’un million de Tutsi en seulement cent jours en 1994. C’est un moment où le monde se tient aux côtés du Rwanda, où les messages de solidarité affluent de partout, où les rescapés et leurs familles reçoivent l’hommage qu’ils méritent.

Par ailleurs, ce moment est le plus souvent choisi par les propagandistes anti-génocide pour intensifier leurs attaques.  Les campagnes de désinformation se multiplient, les accusations infondées circulent, et les rapports orientés font surface. Ce qui change d’une année à l’autre, c’est uniquement le style. La forme évolue, les visages se renouvellent, les plateformes se diversifient, mais l’objectif reste le même: salir le Rwanda, relativiser le génocide, et protéger ceux qui en portent la responsabilité.

Cette année ne fait pas exception. De nouveaux visages ont rejoint le camp des négationnistes, recrutés principalement par des organisations comme Jambo ASBL, ce réseau établi en Europe, composé en grande partie d’héritiers des familles qui ont planifié et exécuté le Génocide contre les Tutsi.  Des jeunes Rwandais, formés au pays et soutenus par leurs institutions, ont été approchés, séduits, et retournés contre leur propre nation.

Un profil connu: le journaliste bien formé qui tourne le dos

Nsengumukiza Prudence n’est pas un inconnu. Il a exercé le métier de journaliste à Kigali Today, où il a bénéficié d’un emploi stable, d’une rémunération correcte et de toutes les conditions nécessaires à l’exercice de son métier. Comme beaucoup de jeunes Rwandais talentueux, il a sollicité un congé d’études pour poursuivre sa formation à l’étranger, une demande accordée sans réserve, car au Rwanda, l’accès à l’éducation est un droit que l’on respecte et encourage.

Son employeur lui a facilité l’obtention de ses documents, l’a aidé pour le visa et l’a soutenu financièrement. On attendait qu’il revienne enrichi d’une expertise nouvelle, au service de sa carrière et de son pays. Il n’est pas revenu dans le sens attendu.

À la place, il est devenu l’une des nouvelles recrues de la sphère anti-Rwanda, trahissant ainsi le pays qui l’avait élevé, formé et soutenu.

Jambo ASBL: une structure aux contours inquiétants

C’est au sein de Jambo ASBL que Nsengumukiza a trouvé son nouveau foyer idéologique. Cette structure, qui se présente sous des dehors de défense des droits humains, est en réalité composée en grande partie d’individus dont les familles ont joué un rôle actif dans la préparation et la planification du Génocide contre les Tutsi de 1994.

Ces héritiers d’une idéologie criminelle n’ont pas renoncé à la vision génocidaire de leurs pères; ils l’ont simplement recyclée sous un vernis de discours démocratique. Parmi les idées qu’ils propagent figure la théorie du double génocide, une thèse révisionniste qui vise à nier l’unicité du Génocide contre les Tutsi. Cette manipulation est dangereuse: elle détourne la vérité historique et blesse les survivants.

Le modus operandi: les droits de l’homme comme bouclier

Ce n’est pas un hasard si Nsengumukiza, Baker Byansi et tant d’autres ont tous emprunté le même chemin: celui de l’activisme des droits de l’homme. Cette posture confère une légitimité apparente, attire l’attention des médias occidentaux, et permet d’accéder à des financements fournis par des ONG et des gouvernements étrangers ayant leur propre agenda vis-à-vis du Rwanda.

Ces personnes dénoncent les prétendues violations des droits humains au Rwanda, tout en résidant dans des pays européens où inégalités, discrimination et exclusion sociale frappent de nombreuses communautés. L’indignation sélective est révélatrice: ce n’est pas le sort des victimes qui les préoccupe, c’est l’image du Rwanda.

Le piège de l’argent facile

Comme dit le proverbe: l’hameçon est toujours caché dans l’appât. On approche ces jeunes avec des promesses de rémunération, une première enveloppe confortable, l’illusion d’une notoriété internationale. Ils acceptent. Et à partir de ce moment, ils sont pris: pour continuer à recevoir, ils doivent continuer à produire des mensonges et des accusations contre le pays qui les a formés.

Si Nsengumukiza écrit aujourd’hui pour défendre Victoire Ingabire, ce n’est pas parce qu’il est convaincu par sa cause. C’est parce qu’il n’a plus d’autre choix. Rejoindre la propagande anti-Rwanda lui garantit quelques euros pour survivre en Europe.

Une leçon pour la jeunesse rwandaise

Nos ancêtres nous ont enseigné une vérité immuable: se retourner contre le Rwanda attire la malédiction sur soi et sur ses descendants. Aux jeunes Rwandais qui se retrouvent en Europe, désorientés: soyez vigilants.

Ces réseaux vous observent, vous repèrent, vous approchent. Ils vous promettent de l’argent et une identité. Mais ce qu’ils offrent en réalité, c’est une cage. Le gouvernement rwandais a mis en place des programmes et des institutions dédiées à la jeunesse. Il existe des voies dignes pour réussir, sans trahir son pays ni se mettre au service d’agendas étrangers.

Le Rwanda avance, malgré les attaques, malgré les mensonges, malgré les saboteurs. L’histoire jugera ceux qui, aujourd’hui, choisissent de s’aligner contre leur propre peuple pour quelques miettes d’un agenda qui n’est pas le leur.

LA REDACTION

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