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RDC–Rwanda: Nduhungirehe dénonce le biais d’un journaliste de France 24

RDC–Rwanda: Nduhungirehe dénonce le biais d’un journaliste de France 24

Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération, Olivier Nduhungirehe, a vivement critiqué le manque d’impartialité d’un journaliste ayant interrogé Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les partenariats avec l’Afrique.

Cette réaction, exprimée le 17 février 2026, fait suite à une interview menée par Marc Perelman pour France 24, diffusée sur les réseaux sociaux.

“Rappelez-moi de donner mon avis lorsqu’il y aura une interview réellement impartiale d’un journaliste de France 24. Je ne m’intéresse pas aux tentatives de mise en avant de certains journalistes ou activistes obsédés par le Rwand”, a déclaré le ministre.

Des accords de paix toujours fragiles

Pour rappel, le 4 décembre 2025, le Rwanda et la République démocratique du Congo ont signé un accord de paix sous médiation américaine, renforçant un précédent accord conclu le 27 juin de la même année. Toutefois, ces engagements peinent à être respectés depuis leur signature.

Interrogé le 16 février 2026 sur l’efficacité de ces accords, Massad Boulos a estimé qu’ils constituaient “le début d’un processus vers la paix”, avertissant qu’en leur absence, la situation aurait pu se détériorer davantage.

Selon lui, l’objectif final reste une paix durable et une sécurité complète dans la région, mais ce processus prendra du temps.

Washington et Doha : deux démarches complémentaires

Boulos a également souligné que l’accord de Washington repose sur une approche globale visant à traiter chaque aspect du conflit. Il doit être complété par le processus de Doha, qui concerne directement les discussions entre le gouvernement congolais et la coalition AFC/M23, avec le soutien des États-Unis et de l’Union africaine.

“Le processus de Doha est essentiel, car il traite des questions entre le M23 et le gouvernement congolais, ce qui ne relève pas directement de l’accord de Washington, limité aux relations entre le Rwanda et la RDC”, a-t-il précisé.

Des accusations persistantes contre Kigali

La RDC accuse le Rwanda d’avoir violé ces accords après la prise de la ville d’Uvira par les rebelles de l’AFC/M23 en décembre 2025, appelant Washington à imposer des sanctions contre Kigali.

Interrogé sur la confiance des États-Unis envers le président Paul Kagame, Boulos s’est voulu prudent: “Nous pensons pouvoir lui faire confiance. Nous continuons à dialoguer.”

Un traitement médiatique jugé orienté

Dans cette interview, le journaliste a été accusé par Nduhungirehe d’adopter une posture orientée, présentant le Rwanda comme principal responsable de la crise dans l’est de la RDC et tentant d’amener son interlocuteur à évoquer d’éventuelles sanctions.

Le ministre rwandais déplore également que certaines questions n’aient pas été posées, notamment sur l’absence d’action du gouvernement congolais contre les FDLR, groupe considéré comme terroriste par Kigali.

Malgré les accusations portées contre le Rwanda, Kinshasa n’a pas engagé de mesures concrètes pour démanteler ce mouvement, affirmant que ses combattants se trouveraient dans des zones contrôlées par le M23—une version contestée par les autorités rwandaises.

Le chef de la diplomatie rwandaise a récemment rappelé que plusieurs combattants des FDLR ont été intégrés dans l’armée congolaise et opèrent dans des zones sous contrôle gouvernemental, alimentant davantage les tensions entre les deux pays.

Anastase Rwabuneza

Journaliste chevronné avec plus de 20 ans d'expérience, Anastase Rwabuneza est un expert accompli des médias. Du reportage à la presse écrite, en passant par la radio et l'analyse d'actualité, il excelle également dans la direction de rédactions et la gestion de projets médiatiques.

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