Migration internationale: Martin Ngoga plaide pour une gouvernance fondée sur la solidarité et le développement
Le Rwanda a réaffirmé son engagement en faveur d’une migration sûre, ordonnée et régulière, estimant que les mouvements migratoires constituent une réalité structurelle capable de stimuler la croissance économique, le développement des compétences et le développement durable lorsqu’ils sont correctement encadrés.
Cette position a été exprimée par le représentant permanent du Rwanda auprès des Nations unies, l’ambassadeur Martin Ngoga, lors du deuxième Forum d’examen des migrations internationales (IMRF), tenu vendredi 8 mai à New York.
Dans son intervention, le diplomate rwandais a souligné que les politiques migratoires du Rwanda reposent sur la coopération internationale, l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes et le respect des droits humains.
“Le Rwanda considère la migration comme une réalité structurelle qui, lorsqu’elle est bien gouvernée, contribue à la croissance économique, au développement des compétences et au développement durable”, a-t-il déclaré.
Depuis l’adoption du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières en 2018, le Rwanda affirme avoir engagé plusieurs réformes destinées à renforcer la gouvernance migratoire. Selon Martin Ngoga, les priorités liées à la migration ont été intégrées dans la deuxième Stratégie nationale de transformation (NST2), appuyées par des réformes institutionnelles, la modernisation des systèmes et le renforcement des mécanismes de coordination.
L’Ambassadeur Ngoga a également rappelé que le Rwanda, en tant que pays champion du Pacte mondial sur les migrations, poursuit actuellement la mise en œuvre de son Plan national d’application, tout en contribuant aux échanges d’expériences et à la coopération internationale en matière de gouvernance migratoire.
“Nous considérons le Pacte mondial comme un cadre opérationnel qui doit produire des résultats mesurables”, a-t-il insisté.
Dans cette dynamique, le Rwanda dit avoir élargi les voies de migration régulière à travers des initiatives telles que les partenariats pour la mobilité des compétences, tout en encourageant le recrutement éthique, l’engagement de la diaspora et l’accès inclusif aux services essentiels.
Martin Ngoga a également mis en avant l’engagement continu du Rwanda dans l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile. Le pays héberge actuellement plus de 140 000 réfugiés et demandeurs d’asile et soutient plusieurs initiatives visant à préserver le capital humain, notamment l’accès à l’éducation pour les jeunes filles afghanes ainsi que pour des étudiants soudanais en médecine.
Le représentant rwandais auprès des Nations unies a par ailleurs évoqué le partenariat entre le Rwanda, l’Organisation internationale pour les migrations et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés dans le cadre du programme du Mécanisme de transit d’urgence.
Grâce à cette initiative, près de 3 000 migrants vulnérables évacués de Libye ont été accueillis au Rwanda, avant que la majorité d’entre eux ne soient réinstallés dans des pays tiers.

