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Est de la RDC: l’AFC-M23 accuse Kinshasa de bombardements meurtriers contre des civils à Mushaki

Est de la RDC: l’AFC-M23 accuse Kinshasa de bombardements meurtriers contre des civils à Mushaki

L’AFC/M23 a accusé le gouvernement congolais d’être responsable de bombardements meurtriers ayant visé vendredi 8 mai le marché public de Mushaki, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, faisant plusieurs dizaines de victimes civiles.

Dans une série de publications diffusées samedi 9 mai sur le réseau social X, le coordonnateur de l’AFC-M23, Corneille Nangaa, a affirmé que “des Congolais innocents” avaient été tués dans des frappes de drones qu’il dit “identifiées, connues, observées et documentées”.

Selon lui, ces attaques auraient causé “plus de trente morts” ainsi que plusieurs blessés. Le mouvement attribue ces bombardements au “régime de Kinshasa”, qu’il accuse d’agir avec le soutien de plusieurs alliés militaires, notamment l’armée burundaise, des mercenaires étrangers, les FDLR et des groupes Wazalendo.

Dans ses déclarations, Corneille Nangaa accuse également le président Félix Tshisekedi de se prévaloir de ses accords miniers avec les États-Unis pour agir “en toute impunité”.

Le chef de l’AFC-M23 reproche en outre au Département d’État américain, à travers son Bureau des Affaires africaines, de ne pas avoir clairement désigné les responsables des frappes ni condamné les attaques avec fermeté.

“En renvoyant dos à dos victimes et responsables, la réaction américaine fragilise la médiation et soulève des interrogations sur sa neutralité et sa crédibilité”, estime-t-il.

L’AFC-M23 évoque une série de frappes depuis début mai

Dans un communiqué officiel publié le 8 mai à Goma et signé par le porte-parole de l’AFC-M23, Lawrence Kanyuka, le mouvement affirme que les bombardements contre Mushaki ont eu lieu entre 15h45 et 16h25.

Le communiqué faisait état d’un bilan provisoire d’au moins 20 civils tués et plus de 57 blessés, parmi lesquels des femmes et des enfants. L’AFC-M23 qualifie ces attaques de “crime de guerre” et de “crime contre l’humanité”.

Le mouvement accuse également les forces gouvernementales congolaises de multiplier les frappes dans plusieurs localités de l’est de la RDC depuis le début du mois de mai, notamment à Gankenke et Mikenke dans la région de Minembwe, à Kalenga dans le territoire de Masisi, ainsi qu’à Lumbishi, Rutare et Rugezi dans le territoire de Kalehe.

Selon le communiqué, ces opérations ont provoqué des pertes civiles et de nouveaux déplacements de populations.

Le processus de paix mis à l’épreuve

L’AFC-M23 estime que ces attaques compromettent les efforts de paix en cours. “Le processus de paix ne peut être unilatéral: il faut être deux pour danser le tango”, affirme le mouvement dans son communiqué.

Le groupe armé indique qu’il se réserve le droit légitime de répondre avec fermeté afin de protéger les populations civiles vivant dans les zones sous son contrôle.

L’AFC-M23 appelle enfin la communauté internationale — notamment l’Union africaine, les Nations unies, la SADC, la CIRGL, la Communauté d’Afrique de l’Est, l’Union européenne ainsi que les médiateurs qatari et américain — à prendre acte de ce qu’il qualifie “d’actes de barbarie perpétrés par le régime de Kinshasa”.

 

Anastase Rwabuneza

Journaliste chevronné avec plus de 20 ans d'expérience, Anastase Rwabuneza est un expert accompli des médias. Du reportage à la presse écrite, en passant par la radio et l'analyse d'actualité, il excelle également dans la direction de rédactions et la gestion de projets médiatiques.

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