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À Kigali, la 46ᵉ Conférence de la Francophonie se clôture sur trois priorités majeures

À Kigali, la 46ᵉ Conférence de la Francophonie se clôture sur trois priorités majeures
Au centre, Louise Mushikiwabo lors d’une conférence de presse marquant la clôture de la 46ᵉ Conférence de la Francophonie de l’OIF à Kigali.

La 46ᵉ Conférence ministérielle de la Francophonie s’est achevée le jeudi 20 novembre à Kigali par une conférence de presse réunissant Éléonore Caroit, Ministre française déléguée chargée de la Francophonie, Prak Sokhonn, Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères du Cambodge, pays qui accueillera la prochaine ministérielle, ainsi que Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Les priorités stratégiques rappelées par la France

Éléonore Caroit a insisté sur l’importance de la Francophonie comme espace fondé sur l’État de droit et sur un multilatéralisme qui ouvre des portes, qui protège et qui rassemble.

Elle a réaffirmé l’importance de défendre et de promouvoir la langue française, langue qui, selon elle, porte une promesse forte et concrète d’accéder à des savoirs, à un métier, à des cultures, mais aussi à une mobilité. La France s’engage à renforcer sa place dans les systèmes éducatifs, les médias, le numérique, les universités et les institutions culturelles.

La ministre a ensuite rappelé le rôle de la diplomatie francophone dans la promotion de la paix et de la démocratie. Les États membres réunis à Kigali ont mis en avant une Francophonie qui se veut cohérente et fidèle à ses valeurs fondamentales, notamment dans l’accompagnement des transitions politiques et le soutien aux institutions, dans un contexte mondial dominé par les crises, la désinformation et les contestations de l’ordre constitutionnel.

Elle a enfin souligné l’importance de l’égalité entre les femmes et les hommes, en cohérence avec le thème central de la conférence, consacré à la contribution des femmes à l’espace francophone, trente ans après Beijing.

Une conférence charnière pour la Francophonie

La Secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, a souligné le caractère particulier de cette édition, qui se situe à mi-parcours entre le dernier Sommet et le prochain Sommet des chefs d’État. Elle a mis en avant un thème hautement symbolique, centré sur l’avancement des femmes dans l’espace francophone, trente ans après la Conférence de Beijing.

Elle a également rappelé que cette ministérielle se tient dans un contexte international marqué par de fortes turbulences: crises sécuritaires, tensions géopolitiques, pressions humanitaires et fragilisation de l’ordre mondial.

Louise Mushikiwabo a salué l’accueil du Rwanda, un pays qui a mis à l’honneur les femmes et qui a bénéficié de la résilience symbolique des femmes, soulignant ainsi le caractère significatif de tenir cette conférence à Kigali.

Le Cambodge dévoile les prochaines priorités  

Il a été  a annoncé que la prochaine Conférence ministérielle se tiendra du 14 au 16 novembre 2026 à Siem Reap, au Cambodge.

Prak Sokhonn a présenté les grandes orientations du Sommet mettant en avant la jeunesse comme force créatrice, le rôle central des femmes en tant que piliers de paix et de développement, la technologie comme moteur d’innovation, ainsi que les paffaires comme levier de croissance partagée.

Le Cambodge prépare également deux événements majeurs destinés à accompagner largement le Sommet. Le premier sera un espace culturel et interactif mêlant performances artistiques, débats sur la langue et la culture, rencontres avec les jeunes, entrepreneurs et représentants de la société civile. Le second sera le «Francotech», une plateforme dédiée à l’innovation rassemblant start-up, experts, investisseurs et décideurs autour de démonstrations, ateliers et forums économiques.

Vers un troisième mandat pour Louise Mushikiwabo?

Interrogée sur la possibilité de briguer un nouveau mandat à la tête de l’OIF, alors que la période de dépôt des candidatures a été évoquée, Louise Mushikiwabo a confié que plusieurs États membres l’avaient encouragée à se représenter, tout en précisant qu’une telle décision devait être soumise à la consultation de son pays. “Je voulais vérifier l’âge de la retraite au Rwanda, car je m’en approche !”, a-t-elle lancé avec humour.

Louise Mushikiwabo achèvera son deuxième mandat le 31 décembre 2026, laissant ouverte la question de sa candidature à un troisième mandat.

Anastase Rwabuneza

Journaliste chevronné avec plus de 20 ans d'expérience, Anastase Rwabuneza est un expert accompli des médias. Du reportage à la presse écrite, en passant par la radio et l'analyse d'actualité, il excelle également dans la direction de rédactions et la gestion de projets médiatiques.

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