À New York, le premier ministre Nsengiyumva plaide pour un financement climatique adapté aux pays vulnérables
Le Premier ministre rwandais, Dr Justin Nsengiyumva, a appelé à renforcer simultanément les efforts d’adaptation au changement climatique et la réduction urgente des émissions de gaz à effet de serre, lors de la quatrième réunion des dirigeants du Climate Vulnerable Forum (CVF), tenue le 23 septembre 2026 en marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies.
Présidée par la Première ministre de la Barbade, Mia Amor Mottley, également présidente du CVF-V20, la réunion de haut niveau a rassemblé des chefs d’État et de gouvernement, des ministres et des hauts responsables des pays membres du CVF-V20, ainsi que des représentants du G7, du G20, des institutions de financement du développement, des Nations unies et d’organisations partenaires.

Prenant la parole au nom du Rwanda, Dr Nsengiyumva a souligné que la vulnérabilité climatique n’était pas une menace abstraite pour le pays. Les évaluations nationales montrent une exposition croissante des moyens de subsistance, de l’agriculture, des infrastructures et de l’économie aux effets du changement climatique.
Selon les projections citées par le Premier ministre, les impacts liés au climat pourraient réduire de 5 à 7 % le produit intérieur brut (PIB) du Rwanda. Pour le Rwanda, ces effets constituent une pression permanente sur le développement, et non une succession de catastrophes isolées.
Le Rwanda soutient ainsi la Déclaration des dirigeants du CVF-V20, l’opérationnalisation du Lifeline Fund, ainsi que l’octroi d’un statut d’observateur auprès des Nations unies au CVF-V20.
Le Rwanda plaide également pour une réforme de l’architecture financière internationale afin de faciliter l’accès à des financements concessionnels et à des investissements adaptés aux besoins des pays vulnérables.
Le Premier ministre rwandais a toutefois estimé que l’adaptation ne pouvait constituer la seule réponse. Il a appelé à agir également sur les émissions, en mettant particulièrement en avant la mise en œuvre intégrale de l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal.
Selon lui, la pleine application de cet amendement pourrait éviter jusqu’à 0,5 degré Celsius de réchauffement d’ici à la fin du siècle, un impact qui pourrait atteindre un degré lorsqu’il est associé à des améliorations de l’efficacité énergétique.
Le Rwanda accueillera en novembre la 38ᵉ réunion des Parties au Protocole de Montréal (MOP38), dix ans après l’adoption de l’Amendement de Kigali en 2016.
À New York, le pays a également annoncé le lancement des “Friends of the Kigali Amendment”, une coalition destinée à promouvoir la ratification universelle de l’amendement, accélérer sa mise en œuvre, mobiliser les ressources nécessaires et favoriser le déploiement de technologies de refroidissement plus efficaces et respectueuses du climat.
Le Premier ministre Nsengiyumva a invité les pays à rejoindre cette coalition et à participer à la réunion de Kigali en novembre.
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