Cas de fraude: 7 188 élèves devront repasser les examens de fin du primaire
Le ministère de l’Éducation a décidé d’accorder une seconde chance à 7 188 élèves dont les examens nationaux de fin du primaire, session 2025/2026, ont été entachés par des cas de fraude. Ils devront repasser les épreuves du 2 au 4 septembre 2026, quelques jours seulement avant la rentrée scolaire prévue le 7 septembre.
La décision a été annoncée le 30 août 2026, après une enquête menée à la suite de soupçons de tricherie dans 254 salles d’examen à travers le pays. Selon le ministère, l’enquête a établi que certains cas de fraude avaient été organisés ou facilités avec la participation d’adultes chargés de surveiller le déroulement des examens.
Le ministre de l’Éducation, Joseph Nsengimana, a expliqué que cette implication d’adultes avait conduit les autorités à privilégier l’intérêt des enfants. Il reconnaît que, selon les règles habituelles, un élève reconnu coupable de fraude voit son examen annulé et obtient zéro. Mais dans ce cas précis, le ministère a choisi de leur donner la possibilité de repasser les épreuves.
Une seconde chance, mais un calendrier très serré
Les élèves concernés disposent de très peu de temps pour se préparer. Les examens seront organisés sur trois jours, avec cinq matières au total. Le calendrier détaillé, les centres d’examen et les autres consignes doivent être communiqués par la NESA le 31 août.
Le ministre a reconnu que ces élèves auront moins de temps que les autres pour se préparer, puisque les examens nationaux ordinaires se sont déroulés du 7 au 9 juillet, soit près de deux mois auparavant.
L’objectif est cependant d’éviter qu’ils ne perdent une année scolaire entière. La correction des nouvelles épreuves devrait être achevée suffisamment rapidement pour que les résultats soient disponibles au plus tard le 11 septembre. Les élèves concernés pourront ainsi rejoindre les classes à partir du 14 septembre, soit avec environ une semaine de retard sur les autres élèves.
“Ils auront perdu une semaine, mais perdre une semaine vaut mieux que perdre une année”, a déclaré Joseph Nsengimana.
Le ministre a appelé les parents à accompagner les enfants dans cette période particulière, à les rassurer et à les aider à se préparer dans les quelques jours disponibles.
Des mesures renforcées contre la tricherie
Cette affaire pousse également les autorités à renforcer la surveillance des examens nationaux. Le ministère indique que des personnes soupçonnées d’avoir aidé ou facilité la fraude ont déjà commencé à être interrogées. D’autres auditions sont prévues.
Joseph Nsengimana a également annoncé que les personnes reconnues responsables pourraient être publiquement identifiées et sanctionnées conformément à la loi.
“La culture de la tricherie et de la facilitation de la tricherie doit disparaître complètement”, a insisté le ministre.
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