Économie: le Rwanda affiche une croissance de 9,4 % au deuxième trimestre 2026, portée par l’industrie, les services et l’agriculture
L’économie rwandaise a maintenu un rythme de croissance soutenu au deuxième trimestre 2026, malgré les répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Selon les données du National Institute of Statistics of Rwanda (NISR), le produit intérieur brut (PIB), calculé aux prix constants de 2024, a progressé de 9,4 % sur un an.
À prix courants, le PIB s’est établi à 7 174 milliards de francs rwandais, contre 5 799 milliards au deuxième trimestre de 2025.
Cette performance a été principalement tirée par le secteur industriel, dont l’activité a progressé de 18 %, tandis que les services ont augmenté de 7 % et l’agriculture de 4 %.
L’industrie, principal moteur de la croissance
Le secteur industriel a contribué à hauteur de 3,9 points de pourcentage à la croissance globale. Cette progression a notamment été soutenue par une hausse de 26 % des activités minières et extractives et de 24 % de la construction. L’industrie manufacturière a, pour sa part, progressé de 10 %.
La dynamique de la construction a stimulé la demande de matériaux produits localement. Dans l’industrie manufacturière, la fabrication de produits métalliques, de machines et d’équipements a augmenté de 51 %, celle des produits minéraux non métalliques de 22 %, tandis que les produits textiles et en cuir ont progressé de 13 %. La transformation des produits alimentaires a augmenté de 2 %.
Les services restent le premier contributeur au PIB
Avec une croissance de 7 %, le secteur des services a contribué à hauteur de 3,7 points à la croissance du PIB. Il représente également 51 % du PIB, devant l’industrie avec 23 % et l’agriculture avec 21 %. Les impôts indirects nets représentent les 5 % restants.
Le commerce de gros et de détail a progressé de 18 %, tandis que les services de transport ont augmenté de 7 %. Les activités d’information et de communication ont enregistré une forte progression de 29 %. Les services financiers ont augmenté de 4 %, les services administratifs et de soutien de 9 %, et l’hôtellerie-restauration de 5 %.
En revanche, les services d’administration publique ont reculé de 3 %, tandis que les services de santé ont enregistré une baisse de 39 %.
Une agriculture en croissance modérée
L’agriculture a progressé de 4 %, contribuant à hauteur de 1 point à la croissance globale du PIB.
La production de cultures vivrières a augmenté de 5 %, tandis que l’élevage et la sylviculture ont chacun progressé de 6 %. La pêche a enregistré la plus forte hausse du secteur, avec 66 % de croissance. À l’inverse, la production de cultures d’exportation a diminué de 20 %.
La consommation et l’investissement en hausse
Du côté de la demande, la consommation finale totale a augmenté de 9 %. La consommation finale des ménages a progressé de 13 %, alors que celle des administrations publiques a diminué de 6 %.
Les exportations de biens et services ont augmenté de 19 %, tandis que les importations ont progressé plus rapidement, de 36 %. La formation brute de capital fixe a, quant à elle, enregistré une hausse de 32 %.
La consommation finale des ménages représentait 74 % du PIB, contre 14 % pour la consommation finale des administrations publiques. La formation brute de capital représentait environ 25 % du PIB.
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