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Le 21 avril 1994 fut le plus meurtrier pendant le génocide perpétré contre les Tutsi

Le 21 avril 1994 fut le plus meurtrier pendant le génocide perpétré contre les Tutsi

Le 21 avril 1994 est l’un des jours les plus meurtriers du génocide : plus de 250 000 Tutsi furent exterminés dans les préfectures de Gitarama, Butare et Gikongoro. Des lieux comme Ntongwe, Kinazi, Butare Ville, Rango, Murambi et Kaduha sont transformés en abattoirs humains.

Ce jour-là reste une journée sombre dans l’histoire du Rwanda. En pleine extermination des Tutsi, l’ONU a voté une résolution déplorable : “réduire sa mission sur place, retirant la majorité de ses Casques bleus et ne laissant qu’un contingent symbolique de 270 hommes.” Cette décision, prise en pleine connaissance de cause, a été perçue comme un abandon total du Rwanda en ce moment le plus critique.

Selon un message posté sur son compte X, le ministre rwandais de l’Unité nationale et de l’Engagement civique, Dr Jean Damascène Bizimana, à cette date, le génocide battait son plein. Plusieurs préfectures, notamment Byumba, Ruhengeri, Kibungo et Kigali Rural, étaient presque vidées de leurs populations tutsi. Des massacres massifs avaient également lieu dans de larges parties de la ville de Kigali, Kibuye, Gisenyi, Cyangugu et Gikongoro, avec des sites particulièrement touchés tels que Muganza, Kibeho, Nyumba, Nyakibanda et Simbi.

Malgré cette situation alarmante, l’ONU a ignoré les signes clairs. Dès les 18 et 19 avril, le président intérimaire Théodore Sindikubwabo, accompagné de son Premier ministre Jean Kambanda et d’autres membres du gouvernement s’étaient déplacés dans les préfectures de Gitarama, Butare, Gikongoro, Cyangugu et Gisenyi pour coordonner et accélérer les massacres.

Le 19 avril, Sindikubwabo a prononcé à Butare un discours incendiaire appelant à la mobilisation pour “nettoyer” la région, en présence de responsables politiques, administratifs et militaires. Le 21 avril, des figures de l’idéologie “Hutu Power”  utilisaient les ondes de Radio Rwanda pour inciter encore plus au génocide.

Les jours suivants, les massacres s’intensifiaient. Le 22 avril, les tueries se poursuivaient à l’Université Nationale du Rwanda, à l’Hôpital universitaire de Butare, à Kansi, Kibilizi et Gisagara. D’autres communes comme Ruhashya, Songa, Mugina, Rubengera, Bisesero et Nyarushishi n’étaient pas épargnées.

L’inaction de la communauté internationale, malgré l’évidence, reste aujourd’hui un sujet de honte et de condamnation. Le 21 avril 1994 est plus qu’une date historique : c’est un symbole gravé dans la mémoire collective mondiale, rappelant les conséquences tragiques de l’indifférence et de la passivité face à un génocide.

NDLR:
Cet article est inspiré du contenu du compte X du Dr Jean Damascène Bizimana.

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