Le Rwanda appelle à une application juste et universelle du droit international au Conseil de sécurité de l’ONU
Le Rwanda a pris la parole lors du débat du Conseil de sécurité des Nations unies sur le thème “Réaffirmer la primauté du droit international”, mettant l’accent sur les chemins vers la paix, la justice et le multilatéralisme.
Dans son intervention, représenté par l’ambassadeur Martin Ngoga, le Rwanda a appelé à une application cohérente, universelle et non sélective du droit international. Selon lui, le droit international est souvent respecté ou ignoré selon les intérêts de certains pays, ce qui mine la confiance dans le système.
L’ambassadeur Ngoga a expliqué que ce n’est pas le droit international qui manque, mais plutôt le manque de volonté à le respecter pleinement et sans exception. Il a déclaré que les règles qui protègent la souveraineté des États ne devraient pas dépendre d’accords ou de négociations préalables, et que le Conseil de sécurité doit agir même lorsque des civils sont en danger.
“Ce Conseil hésite quand des populations sont en train de mourir. Les violations des droits humains continuent pendant que des discussions se tiennent sur ce qu’il faut faire. Ignorer ou discuter de l’aide humanitaire au lieu de la soutenir détruit la confiance plus rapidement que toutes les armes.”
L’ambassadeur a aussi souligné que les préoccupations de sécurité d’un pays ne doivent pas être ignorées ou valorisées différemment selon l’État qui les exprime. Il a affirmé que lorsque certains pays sont punis pour leurs actions et d’autres non, cela diminue la confiance dans l’application du droit international.
“Ce n’est pas que le respect du droit international n’est pas essentiel, mais plutôt que nous devons décider si nous voulons le respecter de manière égale pour tous les pays, petits et grands.”
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a également pris la parole devant le Conseil. Il a noté que, dans la pratique, ce sont souvent les pays puissants qui déterminent ce qui est accepté ou rejeté en matière de respect du droit international, surtout en temps de conflit, de tensions ou de guerre.
Pour renforcer l’application du droit international, l’ambassadeur Ngoga a appelé à un rôle plus actif des organisations régionales et internationales, ainsi qu’à un renforcement de la coopération avec les agences des Nations unies.

