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Nduhungirehe dénonce le manque de volonté politique de Kinshasa, cause du blocage de la paix en RDC

Nduhungirehe dénonce le manque de volonté politique de Kinshasa, cause du blocage de la paix en RDC

Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a affirmé que le principal obstacle à une paix durable dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) est le manque de volonté politique du gouvernement congolais pour appliquer les accords signés.

Ces propos ont été tenus le vendredi 6 février, lors de la deuxième journée du dialogue national Umushyikirano.

“Quand on lit les journaux, il y a beaucoup de manipulation et de désinformation. Certains déforment volontairement les faits, même certains partenaires étrangers. Pourtant, nous savons exactement comment se posent les problems”, a-t-il déclaré.

Le ministre a rappelé plusieurs tentatives de paix infructueuses. Le processus de Nairobi, mené par la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), visait à résoudre le conflit entre le gouvernement congolais et des centaines de groupes armés, dont l’AFC/M23.

“Le processus s’est effondré lorsque le président congolais a interrompu les discussions et expulsé l’AFC/M23 sans consulter l’EAC, qui avait initié le dialogue”, a expliqué Nduhungirehe. Il a souligné que l’EAC avait déployé une force régionale et qu’un cessez-le-feu était respecté.

“En 2023, les rebelles de l’AFC/M23 s’étaient retirés de 80 % des territoires occupés.” Mais le président Félix Tshisekedi a ensuite expulsé la force régionale et fait appel à la SADC, mettant fin au processus de Nairobi.

Le processus de Luanda, en décembre 2024, a également échoué après le refus du gouvernement congolais de dialoguer avec les rebelles. “Presque tout avait été convenu, sauf un point. Mais le gouvernement a changé de position et a refusé le dialogue. C’est ainsi que le processus de Luanda a échoué”, a ajouté Nduhungirehe.

“Le problème majeur n’est pas les accords signés, mais l’absence de volonté politique pour les mettre en œuvre”, a insisté le ministre. Il a rappelé la signature des Accords de Washington le 4 décembre 2025 entre les présidents Kagame et Tshisekedi.

“Peu après, la ville d’Uvira a été capturée, et des accusations ont été portées contre le Rwanda et l’AFC/M23. Pourtant, les attaques de Kinshasa ont continué : frappes aériennes, drones, recours à des mercenaires. Des forces burundaises ont aussi participé aux actions contre les Banyamulenge, imposant des blocus qui empêchaient les civils d’accéder aux marches”, a-t-il expliqué.

Le Rwanda soutient pleinement tous les accords signés, qui couvrent la sécurité, l’élimination de la milice FDLR soutenue par Kinshasa, la coopération économique et l’intégration régionale.

Nduhungirehe a également insisté sur la médiation en cours à Doha, harmonisée avec les efforts de l’Union africaine, sous la conduite du président togolais Faure Gnassingbé, médiateur désigné par l’UA, et un panel de six facilitateurs.

“Ce qui est important en ce début d’année, c’est que ce processus reste dirigé par l’Afrique. Nous souhaitons que cette médiation mette tout en œuvre pour garantir la mise en œuvre des accords de Washington et de Doha”, a conclu le ministre.

Anastase Rwabuneza

Journaliste chevronné avec plus de 20 ans d'expérience, Anastase Rwabuneza est un expert accompli des médias. Du reportage à la presse écrite, en passant par la radio et l'analyse d'actualité, il excelle également dans la direction de rédactions et la gestion de projets médiatiques.

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