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“Le siège de la RDC est resté vide”: Nduhungirehe rejette les affirmations de Kinshasa sur l’Africa Forward Summit

“Le siège de la RDC est resté vide”: Nduhungirehe rejette les affirmations de Kinshasa sur l’Africa Forward Summit

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a vivement réagi aux déclarations publiées sur le réseau social X par Farah Muamba Kayowa, Directrice de la Cellule de Communication de la Présidence de la RDC, au sujet de la participation de la République démocratique du Congo à l’Africa Forward Summit 2026, tenu les 11 et 12 mai à Nairobi, au Kenya.

Dans un message publié sur X, Olivier Nduhungirehe a accusé la présidence congolaise de diffuser “une histoire fabriquée de A à Z”, contestant fermement les affirmations selon lesquelles la RDC aurait pris part aux discussions du sommet et y aurait dénoncé “l’agression rwandaise”.

Nduhungirehe dément toute participation active de la RDC

Dans sa communication publiée sur X, Farah Muamba Kayowa, avait pourtant affirmé que la RDC avait participé aux discussions du sommet tout en plaidant pour “le respect du multilatéralisme”, “une diplomatie de responsabilité” ainsi que “la fin du silence face aux atrocités de masse” que connaît le pays depuis trois décennies à la suite de l’agression rwandaise.

Dans son message, Farah Muamba Kayowa a présenté la RDC comme un “pays-solutions” pour l’Afrique et pour le monde, mettant en avant ses ressources forestières, ses minerais critiques, son potentiel hydroélectrique ainsi que son engagement en faveur de la paix et du multilatéralisme.

Selon le chef de la diplomatie rwandaise, la délégation congolaise n’a participé à aucune des sessions de travail organisées lors du sommet coorganisé par les présidents William Ruto et Emmanuel Macron.

Olivier Nduhungirehe explique que l’événement comprenait trois grandes sessions plénières consacrées à l’industrie verte et à la transition énergétique, à la réforme de l’architecture financière internationale ainsi qu’aux questions de paix et de sécurité. D’après lui, ces échanges ont connu une participation active des chefs d’État et des chefs de délégation présents.

Cependant, affirme-t-il, “dans chacune de ces trois sessions, le siège de la RDC est resté désespérément vide”. Le ministre rwandais soutient ainsi que Kinshasa n’a “pu exiger quoi que ce soit ou accuser qui que ce soit à Nairobi”, évoquant uniquement “une participation présidentielle symbolique à la clôture du sommet”.

Nduhungirehe plaide pour une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU

En marge de l’Africa Forward Summit à Nairobi, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a participé à un dialogue stratégique au niveau ministériel consacré à la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies et à l’usage du droit de veto.

Dans son intervention, il a estimé que l’usage du veto, ou la menace de son utilisation, a souvent servi à faire pression sur certains États membres ou à empêcher un examen sérieux des interventions humanitaires, paralysant ainsi la responsabilité principale du Conseil en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Olivier Nduhungirehe a réaffirmé l’alignement du Rwanda sur la Position africaine commune, qui plaide pour une représentation équitable de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le ministre a également souligné que la réforme structurelle du Conseil devait s’accompagner d’une réforme de ses méthodes de travail, notamment en matière de transparence et de redevabilité.

LA REDACTION

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