À Washington, le Rwanda scelle deux accords économiques majeurs avec les États-Unis et la RDC
En marge des Accords de Washington pour la Paix et la Prospérité, signés ce jeudi 4 décembre, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a paraphé deux accords bilatéraux clés: l’un avec son homologue de la RDC, l’autre avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio.
Le premier accord, signé entre le Rwanda et la RDC, est le Cadre d’Intégration Économique Régionale (CIER). Intégré au dispositif global des Accords de Washington, il crée de nouvelles opportunités économiques pour les deux pays.
Le CIER permettra des investissements conjoints dans cinq secteurs prioritaires:
- l’énergie,
- les infrastructures,
- les chaînes d’approvisionnement en minerais,
- la gestion des parcs nationaux et le tourisme,
- la santé publique.
Selon une déclaration officielle, cet accord démontre les bénéfices concrets que peut apporter la paix, en ouvrant des perspectives d’investissements qui profiteront directement aux populations des deux pays.
Un communiqué antérieur précisait que le Rwanda et la RDC entendent, à travers ce cadre, bâtir des partenariats mutuellement bénéfiques et renforcer leur connexion aux opportunités d’investissement internationales.

Le second accord, intitulé Cadre entre les États-Unis et le Rwanda pour une Prospérité Économique Partagée a également été signé à Washington. Il offre une plateforme de coopération bilatérale entre les États-Unis et le Rwanda dans plusieurs domaines stratégiques, notamment:
- l’exploitation et la transformation des minerais,
- l’énergie,
- la promotion du commerce et des investissements.
Ce cadre fonctionne en dehors du CIER, élargissant ainsi le champ de coopération économique entre Kigali et Washington.
Le Minsitre Nduhungirehe a souligné que cette journée marquante n’aurait pas été possible sans l’implication personnelle et pragmatique du président Donald Trump. Son rôle, ainsi que celui du secrétaire d’État Marco Rubio et du conseiller spécial américain pour les affaires arabes et africaines, Assad Bulos, a été déterminant dans la conclusion de ces accords.
Signés le même jour par les ministres des Affaires étrangères des trois pays concernés, ces instruments économiques viennent compléter les efforts de paix et de prospérité initiés à Washington.
L’ensemble vise à consolider l’intégration régionale, attirer des investissements structurants et ouvrir une nouvelle ère de coopération axée sur le développement partagé.

