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Aujourd’hui dans l’histoire: l’entrée à Kigali de 600 soldats de l’APR dans le cadre des Accords d’Arusha

Aujourd’hui dans l’histoire: l’entrée à Kigali de 600 soldats de l’APR dans le cadre des Accords d’Arusha
Le général-major Paul Kagame donnant des instructions aux troupes de l’APR avant leur départ pour Kigali.

Le 28 décembre 1993 marque une date importante dans l’histoire politique et militaire du Rwanda. Ce jour-là, 600 soldats du Front patriotique rwandais (FPR), éléments de l’Armée patriotique rwandaise (APR), accompagnés de hauts cadres du parti, sont entrés à Kigali dans le cadre de la mise en œuvre des Accords de paix d’Arusha, signés le 3 août 1993 entre le FPR et le gouvernement rwandais de l’époque.

Ces soldats et responsables politiques ont été installés dans l’enceinte de l’ancien Conseil national de développement (CND), site qui abrite aujourd’hui le Parlement national, à Kimihurura. Leur présence à Kigali s’inscrivait dans le processus de transition politique prévu par les accords, visant à mettre fin à la guerre et à instaurer des institutions inclusives.

L’escorte du contingent est partie du quartier général du haut commandement du FPR à Mulindi de Byumba, sous la protection de la MINUAR, la mission des Nations unies déployée au Rwanda pour superviser l’application des Accords d’Arusha.

La mission principale de ces soldats était d’assurer la sécurité des responsables politiques du FPR appelés à intégrer le Gouvernement de transition et l’Assemblée nationale de transition.

Cependant, la mise en œuvre des Accords d’Arusha s’est rapidement heurtée à de sérieuses difficultés. Le Président de la République de l’époque, Juvénal Habyarimana, a été accusé de manque de volonté politique pour appliquer certaines dispositions clés des accords, notamment celles relatives à la mise en place des institutions de transition et au brassage des forces armées issues des camps opposés.

Au fil des mois, les partis de la coalition dite Hutu Power ont multiplié les obstacles à l’installation effective des institutions de transition. Cette situation de blocage politique a contribué à une dégradation grave du climat sécuritaire.

À partir du 7 avril 1994, les forces gouvernementales de l’époque et les milices Interahamwe, déjà préparées, ont mis en œuvre un plan de massacres qui s’est transformé en Génocide contre les Tutsi, coûtant la vie à plus d’un million de personnes en l’espace de trois mois.

Face à cette tragédie, les forces du FPR-Inkotanyi ont mené des opérations militaires visant à mettre fin aux massacres et à protéger les responsables politiques présents à Kigali.

Le 4 juillet 1994, l’APR a pris le contrôle de la capitale Kigali, marquant la fin du régime génocidaire et l’instauration d’un Gouvernement de transition d’unité nationale, composé de partis politiques non impliqués dans le génocide et l’idéologie génocidaire.

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