France: une stèle en mémoire du génocide des Tutsi vandalisée à Rouen
Une stèle dédiée à la mémoire du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda a été profanée à Rouen, en France, en pleine période de commémoration, suscitant une vive émotion au sein de la communauté rwandaise et des autorités locales.
L’organisation Ibuka France a fermement condamné cet acte, appelant les autorités françaises à faire toute la lumière sur les faits, à identifier les auteurs et à les traduire en justice.
Une atteinte à la mémoire et à la dignité
Selon Ibuka-France, cette dégradation revêt une gravité particulière. S’attaquer à un lieu de mémoire constitue non seulement une atteinte à la dignité des victimes et des rescapés, mais aussi une offense à la mémoire collective et aux valeurs fondamentales de l’humanité.
Les lieux commémoratifs, souligne l’organisation, incarnent l’histoire, la vérité et la transmission. Leur profanation s’apparente à une tentative d’effacement d’une mémoire qui doit être préservée et transmise aux générations futures.
Ibuka insiste toutefois sur un point essentiel: aucune profanation ne saurait effacer la mémoire du génocide contre les Tutsi, qui demeure portée collectivement avec détermination.
Réaction des autorités françaises
Le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, s’est dit profondément choqué par cet acte de vandalisme, survenu quelques jours seulement après les cérémonies commémoratives.
“Choc et émoi de découvrir la stèle vandalisée. Quelle honte ! La Ville va évidemment porter plainte. Soutien à toute la communauté rwandaise”, a-t-il déclaré.
La municipalité a ainsi annoncé le dépôt d’une plainte afin que toute la lumière soit faite sur cet acte.
Un contexte de commémoration
Quelques jours auparavant, le 13 avril 2026, la ville de Rouen, représentée par son maire, avait pris part aux cérémonies de la 32ᵉ commémoration du génocide contre les Tutsi, aux côtés de la communauté rwandaise et de l’ambassade du Rwanda en France.
Cette cérémonie s’était déroulée en présence de plusieurs autorités locales ainsi que du représentant de l’ambassade, le colonel Claver Karara, attaché de défense.
Les stèles commémoratives dédiées au génocide contre les Tutsi sont érigées dans plusieurs villes à travers le monde, notamment en France, afin de préserver la mémoire des victimes et de sensibiliser les générations futures.
Leur profanation intervient dans un contexte particulièrement sensible, celui des 100 jours de commémoration, période marquée par le recueillement, la mémoire et la transmission.
Cet acte de vandalisme rappelle la fragilité des lieux de mémoire, mais aussi la nécessité de les protéger.

