Humanitaire française tuée en RDC: la justice ouvre une enquête pour crime de guerre
Deux jours après la mort d’une employée humanitaire française de l’UNICEF, tuée lors d’une frappe aérienne dans l’est de la République démocratique du Congo, la justice française a annoncé l’ouverture d’une enquête pour crime de guerre.
Une enquête “de flagrance contre X du chef de meurtre constitutif de crime de guerre” a été ouverte après la mort d’une humanitaire française, mercredi, en RDC, a indiqué, vendredi 13 mars, à l’AFP le parquet national antiterroriste.
Selon l’AFP, les investigations, confiées à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité de la gendarmerie nationale (OCLCH), devront éclaircir “les circonstances de commission des faits” et “tenir informés les proches de la victime”, précise-t-on de même source.
Mercredi à l’aube, une ressortissante française âgée de 54 ans, travaillant pour l’UNICEF, est décédée à Goma, ville située dans l’est de la RDC, après “que la maison qu’elle occupait eut été atteinte par un engin explosif”, relate le pôle de répression des crimes internationaux du parquet national antiterroriste (Pnat).
Cette employée humanitaire française de l’UNICEF a été tuée par une frappe de drone à Goma. L’UNICEF s’est déclarée profondément bouleversée et indignée par le décès Karine Buisset, “tuée lors d’une attaque de drone sur un bâtiment abritant des travailleurs humanitaires à Goma”.
Dans une déclaration rendue publique par Laurence Kanyuka, son porte-parole politique de l’AFC/M23, le mouvement accuse le gouvernement de Kinshasa d’avoir mené une opération militaire contre une zone urbaine densément peuplée.
Selon ce communiqué, un drone de combat a frappé la ville située de Goma, bien au-delà des lignes de front où s’affrontent régulièrement les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les combattants de l’AFC/M23. Le mouvement qualifie cette opération d’”attaque terroriste” et affirme qu’elle constitue “une provocation intolérable” mettant en danger des milliers de civils.
De son côté, le gouvernement de la RDC a annoncé une enquête sur “les circonstances” et “l’origine des explosions” pour faire “toute la lumière sur les faits”, sans autre détail.

