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Jeunesse et devoir de mémoire: porter l’histoire, construire l’avenir

Jeunesse et devoir de mémoire: porter l’histoire, construire l’avenir

Par Amandine Ndikumasabo

La mémoire comme rempart contre l’oubli et la manipulation

Dans un Rwanda tourné vers la reconstruction et l’unité, la jeunesse occupe une place centrale dans la préservation de la mémoire historique et la consolidation d’un avenir fondé sur la vérité et la responsabilité. À travers des initiatives citoyennes et des rencontres intergénérationnelles, de nombreux jeunes s’engagent aujourd’hui à comprendre l’histoire du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, afin de mieux lutter contre sa répétition et ses dérives idéologiques.

Lors la 14e édition de «Our Past Initiative» qui a mission centrée sur la mémoire, l’éducation et l’engagement communautaire autour de l’histoire du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, le Ministre Rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe a rappelé le contexte historique ayant conduit à la planification et à l’exécution du génocide de 1994 contre les Tutsi.

Dans son message, le ministre Nduhungirehe a insisté sur l’importance de la vigilance collective, en particulier chez les jeunes, face à l’idéologie du génocide et aux formes de négationnisme. Pour lui, la transmission de la vérité historique n’est pas seulement un devoir moral, mais aussi un rempart essentiel contre la répétition des tragédies du passé.

Une jeunesse engagée pour « Kwibuka »

Du côté de la jeunesse, Mizero Parfine, secrétaire exécutive de Peace and Love Proclaimers (PLP), a souligné l’importance de ces espaces de rencontre et d’apprentissage. Elle exprime sa satisfaction de participer régulièrement à l’initiative “Our Past Initiative” qu’elle considère comme un cadre essentiel pour la jeunesse rwandaise.

« En tant que jeune rwandaise, je suis très contente de participer toujours à cette rencontre annuelle Our Past Initiative. Ce que j’aime le plus c’est l’énergie, le dévouement et la persévérance dont cette équipe fait preuve afin que nous, les jeunes, puissions mieux connaître et comprendre l’histoire de notre pays. Le génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994 est une histoire qui a profondément brisé le cœur de nos parents, une histoire que nous avons choisi de préserver en tant que jeunesse, afin que ce qui s’est passé ne se reproduise plus jamais. J’apprecie beaucoup cette opportunité de rassembler tous les jeunes et les organisations de jeunesse, afin d’apprendre ensemble à assumer notre responsabilité de se souvenir et de nous reconstruire (Kwibuka Twiyubaka). » 

De son côté, Intwari Christian, fondateur de « Our Past Initiative », exprime sa reconnaissance envers la communauté qui s’est construite au fil des années autour de ce projet. Il se réjouit de voir l’engagement croissant des jeunes et l’élargissement du public sensibilisé.

“Nous sommes reconnaissants pour la communauté que nous avons construite au fil des années, les jeunes qui font partie de notre équipe, ainsi que le public qui s’est élargi avec le temps. Mais surtout, c’est les bons témoignages du travail que nous accomplissons aujourd’hui au sein de notre communauté qui nous rendent fiers. Nous souhaitons renforcer la collaboration avec d’autres organisations de jeunesse et bénéficier d’un plus grand soutien de la part du gouvernement.”

De la mémoire à l’action: bâtir l’avenir ensemble

Ainsi, à travers les voix des responsables institutionnels et des acteurs de terrain, se dessine une même conviction : la mémoire n’est pas un simple regard vers le passé, mais un engagement actif pour l’avenir.

La jeunesse rwandaise, en s’appropriant cette responsabilité, devient à la fois gardienne de l’histoire et bâtisseuse d’un avenir plus juste, fondé sur la vérité, la paix et la résilience collective.

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