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La paix dans l’Est du Congo dépendra de la neutralisation des FDLR – Olivier Nduhungirehe à RFI

La paix dans l’Est du Congo dépendra de la neutralisation des FDLR – Olivier Nduhungirehe à RFI

Dans une interview accordée à RFI et publilée le mardi 26 novembre, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a déclaré que le retour de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) reste étroitement lié au démantèlement total des FDLR, un groupe de génocidaires et dont les éléments sont, selon lui, toujours intégrés et soutenus par l’armée congolaise.

Depuis Luanda, où il participait au 7ᵉ sommet Afrique–Europe, le chef de la diplomatie rwandaise a dénoncé un manque de volonté politique de Kinshasa pour mener cette opération pourtant prévue dans les accords de Washington.

Pas de paix tant que les FDLR ne seront pas démantelés

Le ministre Nduhungirehe rappelle que les engagements signés en juin, dont le plan opérationnel CONOPS, prévoient explicitement la neutralisation de ce groupe armé. “Il n’y aura la paix que si les génocidaires FDLR, soutenus et financés par Kinshasa, intégrés dans ses forces, sont démantelés”, déclare-t-il.

Il ajoute qu’une telle opération “ouvrira la voie à la levée des mesures de défense du Rwanda”, instaurées pour contrer les menaces et incursions attribuées aux FDLR et à leurs alliés.

Entre temps, la RDC soutient avoir déjà lancé le processus destiné à démanteler les FDLR, citant notamment: un communiqué officiel du 10 octobre interdisant toute collaboration entre les FARDC et ce groupe armé, et une campagne menée à Walikale (Nord-Kivu) encourageant les combattants à déposer les armes.

Mais pour le Rwanda, le fossé entre les annonces et la réalité demeure profond. Le Ministre Olivier Nduhungirehe insiste: les FDLR sont toujours actifs, bénéficient encore d’alliances locales et ne montrent aucun signe de reddition. Le porte-parole du mouvement, le lieutenant-colonel Octavien Mutimura, l’a récemment confirmé sur RFI, renforçant les doutes du Rwanda.

Cinq mois après la signature des accords de Washington, le Rwanda et la RDC ont participé les 19 et 20 novembre à la 4ᵉ réunion du Mécanisme du Comité conjoint de sécurité, avec au menu l’avancement du démantèlement des FDLR et les conditions de levée des mesures défensives du Rwanda.

Mais selon le minister rwandais des affaires étrangères, aucun progrès notable ne pourra être atteint sans sincérité politique réelle du côté congolais. “Aucun résultat n’est possible si Kinshasa ne fait pas preuve de volonté politique sur le dossier des FDLR.

Pour le gouvernement rwandais, il est temps de passer des déclarations aux actions. “Le démantèlement des FDLR doit être réel, pas symbolique”, insiste Nduhungirehe, rappelant que ce groupe armé et ses partenaires ont tenté à plusieurs reprises de déstabiliser le Rwanda, notamment lors des attaques survenues dans le district de Musanze en 2022 et dans la ville de Rubavu en janvier 2025.

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