La Porte-Parole du gouvernement Yolande Makolo dénonce une “mise en scene” autour du désarmement annoncé des FDLR
La porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a réagi aux annonces relatives à un processus de désarmement des FDLR, estimant qu’elles ne répondent pas aux exigences de l’Accord de Washington.
“L’Accord de Washington prévoit la neutralisation des FDLR, et non un protocole négocié avec une milice génocidaire que le gouvernement de la RDC continue d’armer et avec laquelle il collabore”, a déclaré Yolande Makolo.
Elle affirme que les annonces de “désarmement volontaire”, alors que les FDLR resteraient, selon elle, intégrées dans l’armée congolaise et actives sur les lignes de front, “ne changent rien à la réalité sur le terrain”.
Pour la porte-parole rwandaise, la mise en œuvre de l’accord doit passer par “un démantèlement verifiable” du groupe armé, et non par ce qu’elle qualifie “d’exercice de communication”.
“Le Rwanda reste concentré sur la mise en œuvre de l’accord. Notre région mérite une véritable sécurité et une stabilité durable, pas des exercices sur papier”, a-t-elle conclu.
Cette réaction intervient après des annonces faites en République démocratique du Congo concernant un mécanisme de désarmement des combattants des FDLR, un groupe armé que le Rwanda accuse de représenter une menace sécuritaire liée à son histoire avec le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.
Le soir du mardi 28 juillet 2026, le ministre chargé de l’Intégration régionale en République démocratique du Congo, Floribert Anzuluni, accompagné du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais Patrick Muyaya, avait annoncé que les FDLR avaient accepté de déposer les armes.
Les deux responsables congolais avaient indiqué que la prochaine étape revenait, selon eux, au Rwanda, appelé à lever ses mesures de défense mises en place dans le contexte des tensions sécuritaires dans l’est de la RDC.
Cette annonce est intervenue après plusieurs déplacements effectués par Floribert Anzuluni dans différents pays d’Afrique et d’Europe, au cours desquels il aurait présenté, dans une grande discrétion, un projet préparé par les FDLR et signé par le président de ce mouvement, Victor Byiringiro.

