L’économie rwandaise enregistre une croissance de 9,4 % en 2025
L’économie rwandaise a affiché une croissance soutenue de 9,4 % en 2025, excédant l’objectif projeté de 7,0 %. Cette annonce a été faite le 16 mars 2026, conjointement par le ministre des Finances et de la Planification économique et le directeur général adjoint de l’Institut national de la statistique du Rwanda (NISR). Cette performance témoigne d’une croissance robuste et résiliente dans l’ensemble des secteurs.
Selon le rapport officiel sur le PIB, la valeur de l’économie aux prix courants du marché a atteint 23 387 milliards de francs rwandais en 2025, contre 19 918 milliards de francs rwandais en 2024, soit une progression significative.
“Nous avions projeté une croissance de 7 %, mais les chiffres définitifs montrent que nous avons atteint 9,4 %. Il s’agit d’une croissance forte et résiliente”, a déclaré le ministre des Finances et de la Planification économique, Yusuf Murangwa. “Elle reflète les efforts soutenus des Rwandais dans tous les secteurs et confirme l’efficacité de nos politiques économiques. Dans le cadre de la strategie nationale de transformation (NST2), nous anticipons une croissance moyenne de 9,3 %. Si ce rythme est maintenu, nous obtiendrons une croissance qui va au-delà des chiffres.”
La dynamique de croissance s’est renforcée au fil de l’année. Les données trimestrielles indiquent une progression continue, passant de 6,5 % au premier trimestre à 7,8 % au deuxième, avant d’atteindre un pic de 11,8 % au troisième trimestre, pour s’établir à 11,2 % au quatrième trimestre.
Performances sectorielles
Le secteur des services, principal contributeur au PIB avec une part de 52 %, a progressé de 9 %. Le commerce de gros et de détail a enregistré une hausse de 15 %, tout comme les services d’information et de communication. Les services financiers ont connu une croissance de 7 %, tandis que les activités de transport ont également augmenté de 7 %, portées notamment par une progression de 11 % du transport terrestre.
Le secteur industriel a crû de 11 %, représentant 22 % du PIB. Les industries extractives (mines et carrières) ont dominé cette performance avec une croissance de 17 %, soutenue par une hausse de 33 % des activités minières. Le secteur de la construction a progressé de 11 %, tandis que l’industrie manufacturière a enregistré une croissance de 10 %, stimulée par une augmentation de 35 % de la production de minéraux non métalliques, notamment le ciment.
Le secteur agricole a affiché une croissance de 7 %, représentant 20 % du PIB. La production vivrière a augmenté de 3 %, tandis que les cultures d’exportation ont connu une progression remarquable de 32 %. La production de café a bondi de 60 %, alors que celle de thé a progressé de 8 %.
Concernant certaines évolutions sectorielles, le directeur général adjoint du NISR, Jean Claude Mwizerwa, a apporté des précisions:
“Le ralentissement observé dans les services de santé n’est pas préoccupant. Notre analyse montre que, bien que des investissements importants aient été réalisés ces dernières années, leurs effets ne sont pas toujours immédiats. Nous anticipons une amélioration des indicateurs dans les prochaines périodes.”
Il a également souligné que le recul du transport aérien s’inscrit dans une tendance mondiale plutôt que dans un problème structurel local, ajoutant que “le transport terrestre, qui a progressé de 11 %, demeure l’épine dorsale de la mobilité intérieure”.
Source: MINECOFIN

