Ad Banner

Menace sécuritaire persistante: Nduhungirehe interpelle l’Union africaine sur les FDLR

Menace sécuritaire persistante: Nduhungirehe interpelle l’Union africaine sur les FDLR
Le ministre des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, lors de la réunion tenue en visioconférence. © MINAFFET

Le Rwanda a appelé le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) à soutenir pleinement les avancées diplomatiques enregistrées en 2025 afin de mettre fin aux cycles répétés de violence dans la région des Grands Lacs.

Cette position a été exprimée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Amb. Olivier Nduhungirehe, lors de la 1321ᵉ réunion ministérielle du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

Dans son intervention, le chef de la diplomatie rwandaise a souligné que les progrès réalisés en 2025 sur le plan diplomatique offrent la voie la plus crédible  vers une paix durable dans la région. Il a exhorté l’Union africaine à appuyer la mise en œuvre des engagements pris, notamment ceux issus des accords de paix et de coopération économique signés à Washington le 4 décembre 2025.

Le ministre Nduhungirehe a insisté sur le fait que les FDLR, qualifiés de groupe terroriste et soutenu par Kinshasa, demeure la principale menace sécuritaire non résolue dans la région. Il a cité, comme exemple récent, l’incendie d’un village dans le territoire de Walikale, survenu le 15 décembre 2025, ainsi que la poursuite de l’instabilité dans cette zone de l’est de la RDC.

Selon le ministre, malgré les engagements pris au niveau régional et international, aucune action concrète n’a encore été menée pour neutraliser ce groupe armé, composé en partie de responsables du génocide contre les Tutsi.

Le Rwanda a également dénoncé les violations quotidiennes du cessez-le-feu par la coalition armée de la RDC, composée notamment des FARDC, des Wazalendo, du FDLR et de forces burundaises, dans les zones contrôlées par l’AFC/M23.

Le ministre a rappelé qu’un cessez-le-feu est un accord qui engage toutes les parties au conflit, et qu’il ne peut être imposé à une seule partie.“Les deux camps sont liés de manière égale. On ne peut pas exiger qu’un seul respecte cessez-le-feu”, a-t-il insisté.

Il a salué le retrait unilatéral de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, intervenu le 15 décembre 2025, après sa prise le 9 décembre. Ce retrait est considéré comme un geste de bonne volonté envers les médiateurs, notamment les États-Unis, et comme un signal clair de disponibilité à reprendre les négociations de paix.

Enfin, le ministre Nduhungirehe a réaffirmé son engagement à respecter pleinement les accords de Washington, en particulier ceux liés à la neutralisation des FDLR. Il appelle ainsi la communauté africaine et internationale à passer des engagements aux actes pour garantir une paix durable dans la région.

Anastase Rwabuneza

Journaliste chevronné avec plus de 20 ans d'expérience, Anastase Rwabuneza est un expert accompli des médias. Du reportage à la presse écrite, en passant par la radio et l'analyse d'actualité, il excelle également dans la direction de rédactions et la gestion de projets médiatiques.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *