Quand le Rwanda choisit l’unité et qu’Ingabire Victoire persiste dans la division
Ces dernières années, certains milieux occidentaux ont tenté de présenter Victoire Ingabire comme symbole d’opposante politique au Rwanda. Cette vision, souvent détachée de la réalité locale, ignore les progrès considérables que le Rwanda a accomplis en matière d’unité, de réconciliation et de stabilité après le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.
En encourageant Ingabire à persister dans une démarche politique fondée sur la division et la contestation de l’ordre du pays, ces acteurs étrangers compromettent le choix souverain du peuple rwandais: celui de la paix et de l’unité nationale.
Alors que le Rwanda a fait le choix de la cohésion, les actions et les liens d’Ingabire traduisent une orientation contraire, marquée par la manipulation, la désinformation et des allégations de collaboration avec des groupes menaçant la sécurité nationale.
Aperçu de l’affaire
Victoire Ingabire, fondatrice de la plateforme politique non enregistrée DALFA–Umurinzi, fait actuellement face à six chefs d’accusation devant la Haute Cour de Kigali:
- Atteinte à la sécurité nationale
- Propagation de fausses informations ou de propagande visant à discréditer le gouvernement à l’étranger
- Création ou adhésion à une organisation criminelle
- Complot en vue de commettre des crimes contre l’autorité de l’État
- Incitation à des troubles et à des manifestations illégales
- Résistance à l’autorité légale
Ces accusations découlent d’une vaste enquête reliant Ingabire et plusieurs co-accusés – parmi lesquels des membres de DALFA–Umurinzi et le YouTubeur Théoneste Nsengimana – à des activités coordonnées visant à déstabiliser le pays sous couvert d’activisme civique.
Conduites criminelles alléguées
Mobilisation subversive et opérations clandestines
Le parquet reproche à Ingabire d’avoir dirigé une campagne clandestine dissimulée sous la forme d’un programme de formation en langue anglaise.
Des preuves présentées indiquent que ces sessions, tenues sur des plateformes chiffrées comme Jitsi Meet, servaient à introduire les participants aux stratégies de «résistance non violente» inspirées du manuel Blueprint for Revolution de Srđa Popović.
Les participants utilisaient des pseudonymes, et Ingabire est accusée d’avoir financé ces activités en fournissant des téléphones portables et des forfaits internet – des actes interprétés comme un soutien logistique à la mobilisation illégale.
Liens présumés avec des groupes insurgés
Le parquet affirme qu’Ingabire a entretenu des contacts directs ou indirects avec des coalitions armées telles que le P5 et RUD-Urunana, impliquées dans des activités terroristes, notamment les attaques de Kinigi en 2019, qui ont causé la mort de 15 civils.
Des témoignages et communications électroniques la relient également à des discussions avec Cassien Ntamuhanga, déjà condamné pour des faits liés au terrorisme.
Diffusion de fausses informations et propagande nuisible
Sur la base de l’article 39 de la Loi sur la cybercriminalité, le parquet accuse Ingabire d’avoir utilisé des médias tels que Umubavu TV pour diffuser de fausses informations destinées à ternir l’image du Rwanda sur la scène internationale.
Ses discours et interventions publiques auraient systématiquement cherché à présenter le gouvernement comme oppressif, en dénigrant les efforts de réconciliation et le cadre constitutionnel du pays.
Ces récits, amplifiés par certains médias étrangers, risquent d’alimenter à nouveau les divisions entre Rwandais et de miner la confiance envers les institutions nationales.
Incitation et organisation de manifestations illégales
Ingabire est également accusée d’avoir tenté d’organiser des manifestations à Kigali – notamment au centre ville à l’endroit appelé “Kwa Rubangura”.
Des témoins affirment qu’elle aurait incité des participants à exploiter des frustrations sociales pour provoquer des confrontations et attirer l’attention internationale.
Pendant la pandémie de COVID-19, elle aurait organisé des distributions alimentaires utilisées comme prétexte pour des rassemblements politiques non autorisés, destinés à attirer la couverture médiatique.
Procédure judiciaire et situation actuelle
La Haute Cour de Kigali a rejeté la requête d’Ingabire visant à récuser les juges en charge de son dossier, estimant que ses arguments ne remplissaient pas les critères légaux exigés pour une telle demande.
La Cour a rappelé que les décisions antérieures concernant son enquête relevaient de la procédure et ne constituaient pas des jugements sur sa responsabilité pénale.
Parallèlement, son équipe juridique a saisi la Cour suprême pour contester la constitutionnalité de l’article 106 du Code de procédure pénale.
Ingabire continue de nier toutes les accusations et se présente comme victime de persécution politique.
Cependant, le volume et la cohérence des éléments de preuve – enregistrements audio, transactions financières, communications chiffrées et témoignages – suggèrent un schéma d’activités subversives dépassant le simple cadre de l’expression politique.
Alors que certains milieux étrangers persistent à présenter Victoire Ingabire comme une “réformatrice démocratique”, les faits soumis à la justice rwandaise brossent un tableau bien différent.
Les accusations – qu’il s’agisse d’atteinte à l’autorité de l’État, de liens avec des groupes armés ou de propagande visant à semer la discorde – traduisent une entreprise délibérée de déstabilisation d’un pays qui a pourtant choisi la paix et l’unité après l’une des tragédies les plus marquantes de l’histoire contemporaine.
Le système judiciaire rwandais, fondé sur les principes constitutionnels, traite ces allégations dans le respect du droit. Dans ce contexte, présenter Ingabire comme innocente ou persécutée revient à ignorer la gravité des faits reprochés et le droit légitime du Rwanda à défendre sa souveraineté et sa stabilité nationale.

