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Les parlementaires rwandais adoptent une loi autorisant la contraception dès 15 ans  

Les parlementaires rwandais adoptent une loi autorisant la contraception dès 15 ans  

La Chambre des députés a adopté lundi le 4 août 2025 une loi encadrant les services de santé. Cette réforme majeure autorise désormais les adolescentes dès 15 ans à accéder indépendamment à des services de contraception, préservatifs ou contraceptifs modernes, sans consentement parental.

La loi permet également un encadrement légal de la gestation pour autrui (GPA) en tant que technologie de procréation médicalement assistée. Elle introduit des critères stricts et la mise en place d’un comité de régulation dédié, chargé de veiller aux bonnes pratiques éthiques et à la protection des droits des mères porteuses.

Ce changement comble une lacune dans l’ancien texte, qui, bien que proclamant le droit universel à l’accès à des services de santé reproductive, réservait la prise de décision aux personnes majeures (18 ans). Les adolescents étaient donc exclus malgré l’esprit des dispositions.

Débats au parlement

Pendant les débats parlementaires, certains députés ont défendu l’approche « préservatif uniquement », estimant que les méthodes contraceptives hormonales comportent des risques pour les adolescentes. Toutefois, Veneranda Uwamariya, présidente de la Commission des affaires sociales, a répondu que cette stratégie seule n’a pas permis de réduire efficacement les grossesses précoces. Elle a souligné que « d’autres options devaient être envisagées », tout en affirmant que la réforme ne remplace pas l’autorité parentale mais apporte des solutions légales à un problème persistant.

Une approche plus complète en santé reproductive

Selon le Dr Yvan Butera, ministre d’État à la Santé, les campagnes traditionnelles de sensibilisation n’ont pas suffi à endiguer les grossesses chez les jeunes. Il explique qu’il fallait désormais coupler l’éducation avec un accès facilité à la contraception pour obtenir des résultats tangibles. Il a également alerté sur les conséquences sanitaires: les enfants nés de mères adolescentes présentent un risque accru de retard de croissance pouvant atteindre 38 %.

Comité de régulation pour la GPA

Enfin, le texte instaure un cadre réglementaire exigeant pour la gestation pour autrui et autres technologies de procréation assistée. Seuls les couples présentant des troubles documentés de fertilité pourront y recourir. Une autorité indépendante sera chargée d’assurer que la GPA se pratique dans un cadre strictement éthique, protégeant les droits de toutes les parties prenantes.

le Dr Yvan Butera, ministre d’État à la Santé

 

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