BasiGo accélère la révolution du transport électrique avec 52 bus déjà en circulation et de nouvelles dessertes vers tout le pays
Le Rwanda poursuit sa transition vers une mobilité durable. À l’occasion d’une visite de presse organisée à Kigali, la société BasiGo a présenté ses nouveaux autobus électriques interurbains ainsi que son écosystème complet de mobilité électrique, comprenant les infrastructures de recharge, les services de maintenance et les programmes de formation technique.
Au cours de cette rencontre, les journalistes ont pu découvrir de près les derniers bus électriques récemment réceptionnés par l’entreprise, visiter les stations de recharge et échanger avec le Directeur général et écouter le témoignage d’un chauffeur.
Une flotte en pleine expansion
Selon Jones Kizihira, Directeur général de BasiGo Rwanda, l’entreprise a déjà acquis 52 autobus électriques. Son objectif est d’atteindre 100 véhicules d’ici la fin de l’année 2026.

La semaine dernière, BasiGo a réceptionné 18 nouveaux autobus 100 % électriques, qui entreront officiellement en service à partir du 1er juillet 2026. Ces véhicules renforceront les dessertes vers plusieurs destinations stratégiques, notamment Huye, Gasarenda, Rusizi, Nyagatare et Nyamata, dans le district de Bugesera.
“Aujourd’hui, nos bus desservent pratiquement toutes les régions du pays. En plus des lignes urbaines de Kigali, ils assurent des liaisons vers Rusumo, Nyagatare, Rubavu, Karongi et, depuis peu, Rusizi”, a indiqué Jones Kizihira.
Parmi les nouveaux véhicules réceptionnés, 18 autobus seront progressivement déployés sur l’axe Kigali-Rusizi, l’un des trajets les plus longs du pays.
Une autonomie adaptée aux longues distances
Le modèle phare présenté aux journalistes est le BasiGo i8 Intercity Coach, premier autocar électrique premium destiné aux longues distances au Rwanda.
Doté d’une batterie de dernière génération, le véhicule peut parcourir jusqu’à 400 kilomètres avec une seule charge, tout en respectant les normes optimales d’exploitation des batteries. Selon les responsables de l’entreprise, le niveau de charge ne devrait idéalement pas descendre en dessous de 20 % afin de préserver la durée de vie de l’équipement.
Lorsque la batterie nécessite une recharge, les autobus peuvent récupérer leur énergie grâce aux stations de recharge de BasiGo. Une recharge complète nécessite environ 1 heure 30 minutes, tandis qu’une recharge intermédiaire de courte durée permet déjà de reprendre rapidement la route.
Un réseau national de recharge en construction
Au-delà de la fourniture des véhicules, BasiGo développe un véritable écosystème de mobilité électrique.
L’entreprise dispose actuellement de stations de recharge à Kigali et à Muhanga, et prévoit d’étendre ce réseau à Huye, Rusizi et Rubavu afin de soutenir l’expansion des lignes interurbaines.

“Nous ne vendons pas seulement des bus. Nous investissons également dans les infrastructures de recharge et dans la formation des techniciens capables d’assurer leur maintenance”, a souligné Jones Kizihira.
Cette approche intégrée vise à garantir la fiabilité du service et à accompagner durablement les opérateurs de transport.
Confort, sécurité et connectivité au rendez-vous
Pensés pour les longues distances, les autobus BasiGo i8 offrent une expérience de voyage moderne.
La version présentée dispose de 42 places assises, de sièges ergonomiques inclinables, d’un espace généreux pour les jambes, de ports USB individuels, de ceintures de sécurité et de ventilateurs pour assurer le confort en cas de forte chaleur.
Les voyageurs bénéficient également d’un accès au Wi-Fi, d’écrans de divertissement et d’un système de paiement dématérialisé facilitant l’achat des billets.

En matière de sécurité, les véhicules sont équipés de trois caméras de surveillance embarquées destinées à renforcer la protection des passagers et à améliorer le suivi des opérations.
Les bus disposent également d’une importante capacité de chargement, avec un vaste compartiment à bagages et des espaces de rangement supplémentaires, un avantage particulièrement apprécié sur les trajets interurbains.
Des performances saluées par les chauffeurs
Pour Thomas Habanabakize, chauffeur chez Horizon Express, l’expérience de conduite est nettement différente de celle des autobus conventionnels.

Il explique qu’après un trajet aller-retour entre Kigali et Huye, un bus chargé à 100 % conserve encore environ 35 % d’autonomie.
“Ces véhicules sont silencieux, confortables et faciles à conduire. Ils nécessitent moins de manœuvres et les passagers apprécient beaucoup leur confort”, témoigne-t-il.
Selon lui, le principal défi reste toutefois le nombre encore limité de stations de recharge à travers le pays, ce qui peut ralentir certaines opérations sur les lignes les plus longues.
Un atout majeur pour l’environnement
Au-delà des performances techniques, les autobus électriques représentent un levier important pour la politique environnementale du Rwanda.
Fonctionnant exclusivement à l’électricité, ils n’émettent aucun gaz d’échappement et contribuent à réduire la pollution atmosphérique dans les villes et sur les axes routiers.
Jones Kizihira affirme que les véhicules exploités par BasiGo au Rwanda ont déjà permis d’éviter l’émission de plus de 5 000 tonnes de dioxyde de carbone (CO₂) depuis leur introduction dans le pays il y a trois ans.

“Les passagers, les chauffeurs et les populations riveraines respirent un air plus sain. En même temps, nous contribuons à protéger le climat et à réduire la pollution”, a-t-il expliqué.
Cette dynamique s’inscrit dans la stratégie nationale du Rwanda visant à accélérer l’électrification du secteur des transports. Désormais, les nouveaux autobus urbains fonctionnant à l’essence ou au diesel ne sont plus autorisés à intégrer le réseau de transport public de Kigali.
Un modèle économique innovant pour les transporteurs
BasiGo mise sur un système de leasing avec paiement à l’usage (Pay-As-You-Drive).
Concrètement, l’entreprise acquiert les autobus et les met à disposition des transporteurs remplissant les critères requis. Ces derniers versent une caution initiale convenue entre les parties, puis exploitent le véhicule dans le cadre d’un contrat de cinq ans. À l’issue de cette période et après règlement des échéances, ils deviennent pleinement propriétaires du bus.
Le modèle inclut également plusieurs services essentiels, notamment la maintenance et l’accès aux infrastructures de recharge, réduisant ainsi les risques financiers généralement associés à l’acquisition de véhicules de transport.


