“Le Rwanda va accueillir jusqu’à 250 migrants en provenance des Etats-Unis” – Yolande Makolo
Le Rwanda s’apprête à accueillir jusqu’à 250 migrants en provenance des États-Unis, à la suite d’un accord bilatéral signé entre Kigali et Washington, selon une annonce confirmée par la porte-parole du Gouvernement du Rwanda, Madame Yolande Makolo.
Dans le cadre de cet accord, les États-Unis ont déjà transmis une première liste des personnes susceptibles d’être transférées au Rwanda, dans le cadre de leur politique visant à limiter l’entrée de migrants sans papiers sur leur territoire. Le Rwanda, de son côté, n’exclut pas la possibilité d’augmenter ce nombre au-delà des 250 initialement prévus, en fonction de l’évolution des discussions entre les deux parties.
Un accueil basé sur des valeurs de solidarité
Selon Madame Yolande Makolo :
“Le Rwanda s’est entendu avec les États-Unis pour accueillir jusqu’à 250 migrants, en partie parce que presque chaque famille rwandaise a connu les difficultés liées au déplacement, et que nos valeurs sociétales sont fondées sur la réintégration et la réhabilitation. En vertu de cet accord, le Rwanda a la capacité d’approuver individuellement chaque personne proposée pour la réinstallation. Les personnes approuvées bénéficieront d’une formation professionnelle, de soins de santé et d’un soutien en matière de logement pour relancer leur vie au Rwanda, leur offrant ainsi la possibilité de contribuer à l’une des économies ayant connu la plus forte croissance au monde au cours de la dernière décennie.”
Des garanties sur le profil des personnes accueillies
Les autorités rwandaises ont précisé que seuls les individus ne faisant l’objet d’aucune poursuite judiciaire, n’ayant pas été condamnés pour des infractions graves, notamment celles liées aux abus sur mineurs et ayant déjà purgé leur peine le cas échéant, seront éligibles au transfert.
Il est également important de noter qu’aucun migrant accueilli ne purgera une peine prononcée aux États-Unis, car aucun accord bilatéral n’autorise le transfert de détenus condamnés d’un pays à l’autre. De plus, les personnes transférées ne seront pas contraintes de rester sur le territoire rwandais si elles ne le souhaitent pas. Elles auront la possibilité, selon les conditions, de poursuivre leur réinstallation dans d’autres pays.

