Ad Banner

À l’ONU, le Rwanda alerte sur l’escalade en RDC et appelle à une action ferme contre les FDLR

À l’ONU, le Rwanda alerte sur l’escalade en RDC et appelle à une action ferme contre les FDLR

Réuni le 26 mars 2026 à New York sous la présidence de Massad Boulos, le Conseil de sécurité des Nations unies a examiné la situation sécuritaire en République démocratique du Congo. À cette occasion, l’ambassadeur Martin Ngoga a présenté la position du Rwanda, appelant à une réponse urgente face à la dégradation de la situation dans l’Est congolais.

Une escalade alarmante des violences contre les civils

Dans son intervention, le représentant rwandais auprès des nations unies, a dénoncé une intensification des frappes de drones et des bombardements aériens visant des zones habitées, notamment à Goma et à Minembwe. Ces attaques ont causé des pertes civiles, dont la mort d’un travailleur humanitaire, aggravant une situation humanitaire déjà critique.

Depuis le début de l’année, plusieurs incidents préoccupants illustrent cette escalade. Le 22 janvier, des frappes de drones ont visé des villages des Hauts Plateaux, causant d’importants dégâts matériels et un traumatisme généralisé parmi les populations. Le 24 janvier, une nouvelle attaque a fait plusieurs blessés, dont des enfants.

Le 12 février, des bombardements aériens ont entraîné des morts et des blessés parmi les civils. Le 7 mars, d’autres frappes ont à nouveau touché des civils, y compris des enfants. Le 9 mars, des drones ont frappé le centre de Minembwe, endommageant des infrastructures civiles, avant que, le 19 mars, de nouvelles attaques ne causent d’autres pertes humaines et la destruction d’habitations.

Les FDLR, une menace centrale

Le Rwanda a réaffirmé que le conflit dans l’Est de la RDC ne trouve pas son origine à Kigali, mais demeure étroitement lié à la menace persistante des FDLR. Selon l’ambassadeur Martin Ngoga, ce groupe, issu des responsables du génocide contre les Tutsi de 1994, conserve une idéologie génocidaire qui continue de se diffuser dans certains discours publics.

Pour lui, la neutralisation des FDLR ainsi que l’éradication de cette idéologie, y compris ses manifestations telles que les discours de haine, constituent une condition indispensable à toute solution durable dans la région.

Des processus de paix à appliquer équitablement

Le diplomate rwandais a insisté sur l’importance des initiatives diplomatiques en cours, notamment l’Accord de Washington et le Processus de Doha. Il a appelé à leur mise en œuvre rigoureuse et équitable, soulignant que toutes les parties doivent être tenues aux mêmes engagements.

Ces cadres sont perçus comme essentiels pour progresser vers un cessez-le-feu durable et une solution politique inclusive, capable de traiter les causes profondes du conflit, y compris la question du retour digne des réfugiés, dont plusieurs centaines de milliers vivent encore en exil depuis près de trois décennies.

Le Rwanda a également salué le rôle des partenaires internationaux, notamment les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine, tout en appelant à une médiation impartiale fondée sur des faits vérifiables.

En conclusion, Martin Ngoga a réaffirmé l’engagement du Rwanda en faveur de l’Accord de Washington et son soutien au processus de Doha, insistant sur la nécessité de traduire ces engagements en résultats concrets sur le terrain.

Il a souligné que le bon fonctionnement des mécanismes de suivi sera déterminant pour renforcer la confiance, garantir la redevabilité et assurer la mise en œuvre effective des accords.

Face à la gravité de la situation, le Rwanda appelle ainsi à une mobilisation accrue de la communauté internationale pour instaurer un cessez-le-feu et ouvrir la voie à une paix durable dans la région des Grands Lacs.

LA UNE

Bienvenue sur La Une, votre source d’informations fiables et pertinentes, en temps réel. Nous vous tenons informé des actualités, locales et internationales.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *