La RDC peut s’inspirer du modèle rwandais – Miss Sonia Rolland
Répondant aux questions d’un youtubeur dans l’émission “Les Funérailles des Tabous”, Miss France 2000, Sonia Rolland, a appelé la République démocratique du Congo (RDC) à abandonner, selon elle, les discours mensongers et les accusations infondées, et à envisager une coopération constructive avec le Rwanda, qu’elle présente comme un modèle de résilience et de développement en Afrique.
Selon Sonia Rolland, le Rwanda a traversé, il y a près de trente ans, une période particulièrement éprouvante. À cette époque, les Rwandais avaient tenté, sans succès, d’alerter la communauté internationale afin d’obtenir le droit de rentrer dans leur pays et d’y exercer pleinement leur citoyenneté. Face à l’inaction internationale, ils auraient été contraints de revenir par la force pour mettre fin à l’impunité et traduire en justice les responsables du génocide contre les Tutsi.
Au lieu d’un soutien, explique-t-elle, la réponse internationale s’est traduite par des sanctions, des suspensions d’aides et des pressions politiques. Sonia Rolland s’étonne ainsi que, aujourd’hui encore, le Rwanda soit régulièrement accusé de tous les crimes commis en RDC. Elle estime que ces accusations sont dénuées de fondement et invite le Congo à changer de regard.
Elle affirme que si la RDC choisissait de se rapprocher du Rwanda et de s’inspirer de son expérience, elle pourrait devenir une véritable puissance économique sur le continent africain. À l’appui de son argumentation, elle rappelle que le Rwanda a enregistré une croissance économique moyenne d’environ 8 % sur une période de douze ans au cours des trois dernières décennies.
Sonia Rolland met également en avant plusieurs avancées sociales majeures: la forte représentation des femmes au Parlement rwandais, où elles occupent environ 64 % des sièges, leur intégration effective dans la vie publique, l’existence d’un haut niveau de sécurité, de mécanismes de protection sociale, ainsi que l’accès gratuit à l’éducation de base.
Selon elle, l’adoption de telles politiques en RDC permettrait au pays de renforcer sa souveraineté et son autonomie. Elle décrit le Rwanda comme un État pleinement indépendant, animé par une vision panafricaine, qui a su, à un moment de son histoire, refuser durablement l’aide internationale afin de définir ses propres règles, bâtir ses institutions et reconstruire la nation sur de nouvelles bases, en éliminant les divisions ethniques.
Elle souligne qu’aujourd’hui, les enfants rwandais grandissent sans être identifiés par des appartenances ethniques, bénéficient des mêmes chances, et que même les enfants des auteurs du génocide sont intégrés dans la société sans discrimination.
Évoquant la réinsertion des personnes condamnées pour génocide après avoir purgé leurs peines, Sonia Rolland estime que le simple fait de vivre dans le Rwanda d’aujourd’hui relève presque du miracle, au regard du chemin parcouru depuis 1994.
Elle conclut en s’interrogeant sur la capacité des puissances occidentales à accepter qu’un modèle africain comme celui du Rwanda puisse être transposé en RDC. Selon elle, certaines pressions exercées sur le Rwanda s’expliqueraient par le refus de voir émerger en Afrique des États forts, souverains et prospères.

