Ad Banner

Le rôle de la Belgique dans le conflit en RDC

Le rôle de la Belgique dans le conflit en RDC

NDLR: Cet extrait est issu de la publication par un politicien rwandais, Tite Rutaremara  sur son compte X le 7 mars 2025. Le texte original étant en Kinyarwanda, la traduction a été faite par la rédaction de La Une.

Les Belges, ainsi que d’autres colonisateurs, ont redécoupé le Rwanda tel qu’il était et en ont séparé une partie qu’ils ont annexée à la RDC. Aujourd’hui, cette région est en crise, et la cause principale de ces problèmes c’est bien la Belgique.

Il y a des Rwandais vivant en RDC qui sont sur leurs terres ancestrales, qui faisaient autrefois partie du Rwanda. Il y a aussi des Rwandais que les Belges ont déportés au Congo comme main-d’œuvre, forcés de travailler dans les mines et les plantations belges, et qui sont par la suite devenus Congolais.

D’autres Rwandais ont été installés par les Belges dans la région de Masisi et assimilés à la population congolaise. De plus, il y a les réfugiés rwandais de 1959, chassés par le PARMEHUTU avec le soutien de l’administration belge; et ces derniers sont rentrés au Rwanda après le génocide des Tutsi.

Il y a aussi les réfugiés rwandais de 1994: les ex-Forces Armées Rwandaise et les Interahamwe, responsables du génocide perpetré contre les Tutsi au Rwanda, qui ont été accueillis au Zaïre (actuel RDC) avec le soutien des autorités zaïroises, des Français, des Belges et de la communauté internationale, et qui se sont installés au Congo.

Dans la région des plateaux de Minembwe (Sud Kivu), où vit une importante communauté de Banyamulenge, au lieu de permettre à ces derniers d’élire leurs propres dirigeants, les Belges ont imposé des chefs issus d’autres communautés.

A Masisi, une grande communauté rwandaise existait également, mais les Belges ont remplacé ses chefs traditionnels par des leaders de l’ethnie Hunde, pourtant minoritaire dans la région.

A Rutshuru, les chefs locaux ont aussi été destitués et remplacés arbitrairement. Par exemple, Ndezi, un chef qui avait été emprisonné, a été installé à la tête de la région par les Belges.

Après l’indépendance, la Constitution congolaise ne faisait pas de distinction entre les différentes populations, sauf pour les réfugiés de 1959. Mais tant que le pouvoir était désigné par les Belges, le problème ne se posait pas. La situation s’est aggravée lorsque les nominations faisaient place aux élections et que désormais les dirigeants devaient être élus par la population, notamment pour les députés des gouvernements central et provincial.

A Minembwe, Masisi et Rutshuru, les autorités appartenaient aux minorités locales et se sont retrouvées en position de faiblesse face aux élections, et craignaient que les Rwandophones pouvaient voter pour leurs proches.

Ces dirigeants minoritaires ont alors semé le trouble en prétendant que les Rwandophones n’étaient pas des Congolais. Pendant les élections, à Minembwe notamment, des Banyamulenge étaient assassinés à cause de leur origine. Ces tensions ont été appelées “guerre de Kanyarwanda” à Rutshuru et Masisi.

Cela a conduit le régime du président d’alors Mobutu à envoyer l’armée pour soutenir ces dirigeants minoritaires. Ils leur ont ordonné d’enregistrer uniquement ceux qu’ils ont appelé “vrais Congolais”, ce qui devait alors ȇtre à l’origine de l’exclusion de nombreux Rwandophones.

A l’origine, tous les Rwandais vivant au Congo étaient considérés comme des Congolais. Mais les régimes de Kayibanda et Habyarimana (alors deux présidents qui se sont succedés au Rwanda) ont continué d’entretenir la division entre les Rwandophones de RDC.

La situation s’est encore détériorée sous le régime de Habyarimana, qui, à travers une association d’agriculteurs appelée Magrevi au Nord-Kivu, a mobilisé les Rwandophones Hutu et d’autres ethnies contre les Tutsi. Ils ont manipulé les Congolais en leur faisant croire que le problème n’était pas les Rwandophones, mais les Tutsi.

Le pire est arrivé après le génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994. Les forces génocidaires réfugiées en RDC, principalement au Nord-Kivu.

Quant la Belgique continue de nuire au Rwanda

Plutôt que de prendre eux-mêmes des décisions contre le Rwanda, ils préfèrent manipuler les autres pays et partenaires. Ils ont secrètement plaidé auprès de l’Union Européenne pour que des sanctions soient imposées au Rwanda, sans que cela semble venir d’eux-mȇmes.

Lorsque certains pays de l’UE ont refusé d’imposer des sanctions au Rwanda, la Belgique a pris les devants. Le ministre belge des Affaires étrangères a fait le tour des pays européens pour les mobiliser à sanctionner le Rwanda.

 

 

LA UNE

Bienvenue sur La Une, votre source d’informations fiables et pertinentes, en temps réel. Nous vous tenons informé des actualités, locales et internationales.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *