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Le Rwanda et l’AIEA signent un accord pour accélérer le développement de l’énergie nucléaire

Le Rwanda et l’AIEA signent un accord pour accélérer le développement de l’énergie nucléaire

Le Rwanda a signé un accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) afin de renforcer leur coopération dans l’intégration de l’énergie nucléaire dans le mix énergétique national, notamment à travers le développement des petits réacteurs modulaires, connus sous le nom de SMR (Small Modular Reactors).

L’accord a été signé à Kigali par le ministre rwandais des Infrastructures, Jimmy Gasore, et le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Mariano Grossi, en marge du sommet NEISA 2026 consacré à l’innovation nucléaire en Afrique.

Ce partenariat vise à accompagner le Rwanda dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la planification énergétique, le développement des infrastructures, la formation des ressources humaines, le financement, le renforcement des capacités institutionnelles ainsi que la sensibilisation des parties prenantes. L’objectif est de préparer le pays au déploiement futur de l’énergie nucléaire.

Le Rwanda passe à la deuxième phase de son programme nucléaire

Cette signature intervient alors que le Rwanda a officiellement franchi une nouvelle étape dans son programme nucléaire. L’AIEA a confirmé que le pays entrait dans la deuxième phase de son programme de développement de l’énergie nucléaire.

Cette phase concerne les préparatifs précédant la contractualisation et la construction d’une centrale nucléaire, après la décision officielle du gouvernement de poursuivre le développement de cette énergie. Elle comprend également la mise en place des institutions clés, le renforcement des compétences techniques et humaines ainsi que l’élaboration du cadre légal et réglementaire nécessaire au secteur nucléaire.

Le Rwanda avait achevé la première phase de ce programme en mars 2026 après une mission d’évaluation de l’AIEA appelée INIR (Integrated Nuclear Infrastructure Review). Cette mission avait pour objectif d’évaluer le niveau de préparation du pays et d’identifier les aspects nécessitant encore des améliorations avant l’introduction de l’énergie nucléaire.

Selon l’AIEA, la première phase porte principalement sur les études préliminaires et les analyses de faisabilité permettant à un pays de définir sa position stratégique sur l’utilisation du nucléaire dans sa politique énergétique à long terme.

Les petits réacteurs modulaires au cœur de la stratégie rwandaise

Les autorités et experts du secteur considèrent les petits réacteurs modulaires comme une solution adaptée aux économies émergentes telles que le Rwanda. Contrairement aux centrales nucléaires conventionnelles, les SMR nécessitent moins d’espace, demandent un investissement initial plus réduit et offrent davantage de flexibilité dans leur déploiement.

Le Rwanda ambitionne de mettre en service son premier SMR au début des années 2030 dans le cadre de sa stratégie visant à diversifier ses sources d’énergie et à soutenir son industrialisation.

Le sommet NEISA 2026, organisé à Kigali du 18 au 21 mai, réunit plusieurs chefs d’État africains, décideurs politiques, investisseurs et acteurs du secteur nucléaire autour des enjeux liés au financement et au développement de l’énergie nucléaire sur le continent africain.

Anastase Rwabuneza

Journaliste chevronné avec plus de 20 ans d'expérience, Anastase Rwabuneza est un expert accompli des médias. Du reportage à la presse écrite, en passant par la radio et l'analyse d'actualité, il excelle également dans la direction de rédactions et la gestion de projets médiatiques.

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